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Faire mieux qu'en 1998,
ces par ces mots simples, sans fioritures, que Luca di Montezemolo
a cette année fixé l'objectif de la Scuderia. A Maranello,
le romantisme a fait place au réalisme et, comme pour mieux
faire passer le message, le président de la "sainte" structure
a laissé de côté son exubérance coutumière pour ne laisser
filtrer que l'essentiel. Il faut dire que, pour la Scuderia,
cette saison est d'ores et déjà marquée au fer rouge! Dressé
sur sa canne, le mythique Gianni Agnelli l'a d'ailleurs
clairement exprimé en soulignant que les vingt ans qui séparent
Ferrari de son dernier titre Pilotes (avec Jody Sthekter),
ne devaient pas se transformer en vingt-et-un. De Jean Todt
à Ross Brawn en passant par Rory Byrne et Paolo Martinelli,
tout le monde a bien reçu le message.
Aussi, même si la continuité a été privilégiée, c'est malgré
tout un nouveau cycle que l'on a désiré ouvrir en portant
la F399 sur les fonts baptismaux. Oui, la F399 est une évolution
du modèle de l'an passé, mais une évolution totale, générale,
fondamentale, qui fait que pas une pièce de l'ancienne ne
se trouve sur la nouvelle. Tous les systèmes mécaniques,
hydrauliques et électroniques ont été revus, optimisés,
simplifiés. Suspensions, direction, transmission, carrosserie,
circuit de refroidissement... pas un domaine n'y a échappé!
Dans cette quête de la perfection, la paire Brown-Byrne
a trouvé un allié de poids dans le département moteur de
Maranello. Fruit d'une collaboration permanente et étroite,
la F399 jouit d'une intégration mécanique totale et très
soignée. Si le nouveau V10 (baptisé 048) affiche lui aussi
sa filiation avec son prédécesseur, tous ses domaines fondamentaux
n'en ont pas moins été retravaillés. Bas moteur, embiellage,
culasses pour obtenir un notable abaissement du centre de
gravité dont profite également le châssis et le poids (-6
kg) ont ainsi été optimisés.
Tous ces efforts seront-ils suffisants? Prêts à mordre à
pleines dents dans cette nouvelle saison qu'il espère décisive,
Michael Schumacher ne crie pas victoire lui non plus. Tout
juste, souligne-t-il son "optimisme" au vu de l'extrême
qualité de réalisation de sa nouvelle arme. Quant à l'avantage
dont McLaren pourrait jouir en début de saison de par sa
parfaite connaissance des gommes Bridgestone, il le balaye
d'un revers de manche: "S'il existe,
il s'effacera très vite!" Pas de doute, trois ans
de vaines tentatives n'ont pas sevré l'appétit de ce grand
chasseur de victoire et de titre. Alors, alerte rouge?
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