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Peter Sauber ne s'en
cache pas, après six ans de présence en Formule 1, son écurie
possède maintenant l'expérience requise pour gravir un nouvel
échelon. Après avoir glané points et podiums, la structure
helvétique rêve désormais de victoires. Un rêve accessible...
à défaut de pouvoir encore jouer un titre de Champion du
monde!
Pour parvenir à ses fins, l'écurie de Hinwil mise sur deux
atouts qu'elle estime majeurs: la certitude de disposer
d'un excellent moteur (le V10 Ferrari utilisé par Schumacher
et Irvine à compter du GP d'Italie 1998) et d'un redoutable
compétiteur. Il faut dire que, l'an passé, le combatif Jean
Alesi a secoué cette maison Sauber par trop souvent frappé
d'immobilisme. Son enthousiasme autant que ses coups de
gueule ont réveillé les ambitions de chacun. Aujourd'hui,
rien n'est trop beau pour le "kid" d'Avignon qui a su attirer
vers lui toutes les faveurs et toutes les grâces. Pour avoir
beaucoup donné, Jean a beaucoup reçu... Johnny Herbert l'a
d'ailleurs bien compris puisque, après trois ans sous les
cieux Hinwil, il a préféré le départ. Pour lui succéder,
le choix de Peter Sauber s'est très vite fixé sur Pedro
Diniz. Appliqué, talentueux, le natif de São Paulo a d'abord
été retruté pour ses qualités sportives, même si les espéces
sonnantes et trébuchantes de Parmalat furent les bienvenues.
En tous les cas, en incorporant Sauber et en devenant l'équipier
d'Alesi, Pedro dispose d'une chante unique de se défaire
une bonne fois pour toutes de son étiquette de pilote payant.
Le challenge est à sa mesure, comme le montrent ses deux
dernières expérientes aux côtés de Damon Hill et Mika Salo!
Si certains sont donc partis et arrivés, Léo Ress n'a pour
sa part pas bougé. De nouveau, c'est à lui que l'on doit
la dernière-née de la maison. Ne cherchez rien de révolutionnaire
dans ce millésime 1999 puisque la "C18" se veut d'abord
une évolution du modèle 1998. Une copie au propre ayant
nécessité vingt semaines en soufflerie et une redéfinition
radicale des suspensions pour accueillir le nouveau bloc
Petronas (né Ferrari). Pour cette société pétrolière malaise,
l'année sera d'importance puisque, pour la première fois,
la F1 foulera son sol national.
Aussi, après deux ans de collaboration sans ombrages (mais
également sans éclat) avec la Scuderia, le moment semble
idéalement venu pour Petronas et son partenaire Sauber de
passer à une étape supérieure. Jean Alesi ne le sait que
trop, lui qui brûle du désir de retrouver un "top team"
en l'an 2000.
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