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Nouveau management,
nouveau directeur technique, noveau moteur, le Stewart Grand
Prix fait peau neuve pour affronter la saison la plus importante
de sa courte histoire. Parce qu'elle estime avoir beaucoup
péché l'an passé par manque de résultats, l'écurie de Jackie
a beaucoup à se faire pardonner et c'est en toute simplitité,
presque humblement que, lors de la présentation de la dernière
née de l'écurie de Milton Keynes, le patron prenait la parole
pour se livrer à un exposé bref, concis et exhaustif des
importants changements intervenus au cours de l'hiver.
En premier lieu, le triple Champion du monde écossais annonçait
que le temps était venu pour lui de prendre un peu de recul
et de céder la présidence de l'entreprise à son fils Paul.
Un renoncement n'étant pas, toutefois, synonyme de départ
à la retraite puisque Jackie se concentrera plus que jamais
sur la gestion des partenaires actuels et la recherche de
nouveaux. Pour remplacer Paul au poste de directeur du management,
le choix s'est porté sur David Ring, 36 ans, qui vient de
l'industrie aérospatiale où il avait en charge quelque 1700
personnes. Andy Miller, jusqu'alors directeur des opérations
du feu Paul Stewart Racing, rejoint également l'écurie F1
en qualité de directeur de course. Quant aux deux derniers
arrivants, qui sont appelés à jouer un rôle évidemment majeur,
ils ont pour noms Gary Anderson, nouveau directeur technique
de l'écurie, et Neil Ressler, vice-président du département
recherche et développement de Ford "World-wide" et président
de Cosworth Racing, qui assurera une liaison des plus fortes
entre Ford et l'écurie. Ford, un partenaire de plus en plus
impatient et étant sans doute à l'origine de cette restructuration
spectatulaire. Ford qui, dans le même temps, confiait à
Nick Hayes la conception d'un tout nouveau moteur au design
révolutionnaire. Un moteur devant porter bien haut les espoirs
de ce géant de l'industrie automobile mondiale par trop
sevré de succès. "Par rapport au modèle
1997, le moteur 1998 avait déjà été une étape significative,
constate ce dernier, mais il nous
fallait aller encore plus loin pour espérer rivaliser avec
la concurrence. D'où ce V10 CR-1 que nous avons voulu très
compact et léger avec un centre de gravité particulièrement
bas (on parle de 10 cm par rapport au V10 de l'an
passé!)."
Un moteur étant, comme pour l'écurie Stewart dans son ensemble,
le fruit corrigé des errances du passé. Un moteur revu au
propre en fait, comme la copie du sémillant Jackie...
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