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Brèves du paddock

Les news du Lundi 24 Avril 2017

Régulier et rapide, Pérez est-il devenu un cador du plateau?
A Bahreïn, la remontada du jour était venue de Force India et de Sergio Pérez. Parti 17ème après avoir été piégé en qualifications, le Mexicain était parvenu à remonter jusqu'à la 7ème place. Certes, il fut plutôt chanceux au moment de l'irruption de la voiture de sécurité (juste au bon moment pour lui faire gagner de précieuses secondes aux stands), mais tout de même: cette nouvelle performance est venue confirmer de nombreuses excellentes prestations de Pérez au cours des derniers mois.

En effet, depuis le Grand Prix d'Allemagne, l'an dernier, Sergio Pérez est systématiquement rentré dans les points, soit une série de 13 courses finies consécutivement dans le Top 10. Une performance d'autant plus remarquable pour un pilote qui court pour une écurie de milieu de grille.

En plus d'être régulier, l'ancien pilote McLaren est aussi rapide. Lors de la deuxième moitié de saison dernière, il avait dominé Nico Hülkenberg, un pilote à la réputation pourtant flatteuse dans le paddock. Du reste, chez Force India, il a été le seul de l'écurie à pouvoir signer des podiums.

Sergio Pérez a également démontré qu'il était à l'aise dans des conditions particulièrement difficiles. L'une de ses performances les plus notables eut lieu lors du Grand Prix de Malaisie 2012, disputé sous une pluie torrentielle. Pérez avait longtemps mené la course sur sa Sauber, avant d'être rattrapé par Fernando Alonso, qui courrait sur une Ferrari bien peu compétitive à l'époque.

Aujourd'hui, Sergio Pérez en est à 3 meilleurs tours et 7 podiums. Notons qu'il n'a jamais disposé d'une monoplace capable de jouer les podiums à la régulière, même en 2013, lorsqu'il courrait pour McLaren.

Forcément, de telles performances ne passent pas inaperçues dans le paddock. A l'heure où Kimi Räikkönen connaît d'immenses difficultés à se hisser au niveau de Sebastian Vettel, les performances de Sergio Pérez ne laisseraient pas insensibles la Scuderia Ferrari... A 27 ans, le Mexicain serait-il le prochain coéquipier de Sebastian Vettel? Quoi qu'il en soit, en comparaison du Kimi Räikkönen de ce début de saison 2017, on ne voit pas ce que la Scuderia perdrait à échanger un Finlandais pour un Mexicain...

Indubitablement, grâce à sa régularité et à sa rapidité, Sergio Pérez est en train de gagner une solide réputation dans le paddock. "Je pense que les autres teams réalisent maintenant le boulot que je fais depuis quelques années" assurait ainsi le principal intéressé après le Grand Prix de Bahreïn.

Selon Robert Fernley, le directeur de Force India, Checo serait même "injustement sous-estimé par l'opinion publique et les fans. Alors que c'est un pilote incroyable! Donnez-lui le moindre espace où dépasser, le moindre point à aller chercher, il sera toujours là."

Bien entendu, Fernley prêche pour sa chapelle. Il oublie justement de mentionner le principal défaut de Sergio Pérez, ce défaut qui a déjà bloqué, peut-être, son transfert dans une écurie de pointe jusqu'à présent. Car Checo est un pilote qui semble peu résister à la pression.

Lors de ce fameux Grand Prix de Malaisie, en 2012, Sergio Pérez fondait sur Fernando Alonso en fin d'épreuve. Mais, en commettant une faute lors des derniers tours, il avait perdu tout espoir de victoire. De même, en 2012, après avoir signé chez McLaren, il avait réalisé une deuxième partie de saison bien plus décevante avec Sauber. Brouillon, le Mexicain donnait l'impression d'être tétanisé par son changement de statut - car en 2012, McLaren était une écurie capable de jouer la victoire (comme lors de la dernière course de la saison, au Brésil, dominée par Jenson Button).

La saison de Checo chez McLaren ne fut d'ailleurs pas une réussite, sans être pour autant un ratage absolu. Pérez n'obtint pas de meilleur résultat qu'une 5ème place, en Inde. En 2013, il fut d'ailleurs assez largement dominé par Jenson Button (73 contre 49 points), ce qui montre qu'il restait encore une petite classe d'écart entre lui et un Champion du monde. Mais Pérez n'avait alors que 23 ans...

A 27 ans, Sergio Pérez a désormais atteint sa pleine maturité. Mérite-t-il une promotion dans une écurie de pointe? Assurément si l'on regarde ses derniers résultats. Mais saura-t-il hisser son niveau de jeu pour pouvoir concurrencer un Sebastian Vettel? Les dernières performances de Valtteri Bottas avec Mercedes sont peut-être un indice: pour lutter face à un Champion du monde, la marche est décidément très haute...
source: Nextgen-Auto.com

Steiner aime une F1 aux écarts si resserrés
Haas peut aborder le Grand Prix de Russie avec confiance. Lors des deux dernières courses, en Chine et à Bahreïn, l'écurie américaine est en effet rentrée dans les points (une 8ème place pour Kevin Magnussen, une 8ème place pour Romain Grosjean).

Günther Steiner, le directeur de l'écurie, se félicite de ces derniers résultats qui prouvent que la Haas est capable de jouer régulièrement les points cette saison.

"C'est toujours bon de revenir de deux Grands Prix avec des points, et cela montre que la voiture est capable de marquer des points à chaque course. Ensuite, encore une fois, c'est toujours difficile, parce que le milieu de grille est serré, et nous sommes tous allés en essais privés après Bahreïn, et tout le monde a appris quelque chose."

Haas s'apprête donc à disputer le Grand Prix de Russie, une course qui ressemble plutôt à Bahreïn en termes de réglages. Est-ce que les données récoltées dans le désert pourront pour autant vraiment servir en Russie?

"Comme toujours, plus de données vous avez - et peu importe le circuit - plus vous pouvez vous améliorer. Vous en apprenez chaque jour, peu importe le lieu de la course. Sotchi est très similaire, et beaucoup de personnes ont appris des choses aux derniers tests de Bahreïn, donc encore une fois, tout recommence à zéro au début du week-end, et notre objectif sera de nous frayer un chemin en Q3 et dans les points."

Quoi qu'il en soit, Günther Steiner apprécie le tracé russe.

"J'ai été positivement surpris en 2016. Je n'étais jamais allé en Russie auparavant. Le tracé est nouveau et en bon état. Et les gens sont amicaux. J'ai vraiment apprécié cette expérience."

Après seulement trois courses, Günther Steiner a déjà une certitude: cette fois-ci, ses deux pilotes auront inscrit des points cette année, puisque l'an dernier, Esteban Gutiérrez n'était jamais rentré dans le Top 10, malgré plusieurs onzièmes places. Le directeur de l'écurie rend aujourd'hui hommage aux performances de ses deux pilotes actuels.

"Je pense que les Grands Prix de Chine et de Bahreïn étaient leurs meilleurs jours depuis le début de la saison. C'est ce que ces gars visent. Nos pilotes [en 2016] ont fini plusieurs fois à la 11ème place, avec Esteban, juste en dehors des points. Et maintenant [en 2017], ils y sont. Du coup, on voit beaucoup de sourires sur les visages!"

La lutte pour les points est cependant très serrée cette saison, avec un milieu de grille où les écarts sont parfois infimes.

"C'est serré comme jamais. Je ne peux me rappeler la dernière fois où nous avons eu quatre ou cinq équipes aussi proches; et chaque week-end, la hiérarchie est différente. Toutes ces équipes peuvent aller en Q3 et rentrer dans les points. C'est une bataille très intense, mais je pense que c'est une bataille sympathique, et cela laisse le Championnat des Constructeurs assez ouvert pour le milieu de tableau."

La bataille est également à suspense en haut de la grille, entre Ferrari et Mercedes, au grand plaisir de Günther Steiner.

"C'est fantastique pour la F1 d'avoir deux équipes qui se battent pour la 1ère place. Je pense qu'il devrait y avoir 10 équipes à se battre pour la victoire, mais à court terme, c'est difficile... Je pense que la F1 travaille pour resserrer les écarts, mais je ne sais pas comment cet objectif devrait être accompli. Ce n'est pas quelque chose que l'on peut atteindre rapidement, mais il faut le considérer dans le futur, parce qu'il n'y a que deux équipes à se battre pour la victoire. Cela pourrait créer beaucoup de nouveaux fans, et c'est ce que nous voulons."

L'autre bonne nouvelle pour la F1, c'est le nombre de dépassements, sensiblement supérieur aux prévisions assez pessimistes qui avaient fleuri pendant l'hiver.

"Je suis un peu surpris, parce que nous avons tous dit que le nombre de dépassements diminuerait et que ce serait impossible de dépasser. Je pense que c'est possible en raison des pneus et des différentes stratégies. Si vous avez des pneus plus frais ou plus tendres, alors vous pouvez toujours dépasser. Je pense que c'est très bon et j'espère simplement que cela continuera."
source: Nextgen-Auto.com

Ricciardo ne s'explique toujours pas pourquoi Red Bull a gagné une demi-seconde
Mais que s'est-il passé en moins d'une semaine, entre le Grand Prix de Chine et celui de Bahreïn, pour que Red Bull réduise l'écart de cinq dixièmes, en qualifications, avec les leaders Ferrari et Mercedes?

Cette bonne surprise a évidemment ravi Daniel Ricciardo autant qu'elle l'interroge, étant donné le manque d'appuis de la RB13, et le déficit de puissance du moteur Renault qui continue d'handicaper légèrement l'écurie autrichienne.

"Nous roulons toujours avec un peu plus d'appui sur la voiture, parce que nous sentons que c'est une faiblesse de la voiture pour le moment. Nous essayons de donner à la voiture autant d'adhérence que possible, donc c'est difficile" confie aujourd'hui Ricciardo.

"En Chine, nous étions à 1,3 seconde de la pole, et à Bahreïn, nous en étions à moins de 8 dixièmes, donc il s'agit d'un changement d'une demi-seconde. Pourquoi? Je ne le sais pas. Nous en avons probablement appris un peu plus au sujet des pneus, mais rien qui semble valoir une demi-seconde... Je ne comprends pas tout à fait. Peut-être que les ingénieurs ont fait quelque chose d'encourageant, peut-être que la vitesse est là. Si nous comprenons vraiment pourquoi, nous pourrons trouver encore plus de temps."

Cette franche amélioration d'une course à l'autre, si elle n'est pas éphémère, est en tout cas prometteuse pour la suite de la saison. La RB13 serait ainsi une bien meilleure base de départ pour de futurs développements.

"Nous sommes un peu plus proches et si nous rajoutons quelque chose sur la voiture, quelque chose qui améliorera vraiment la voiture, alors cela peut encore vraiment nous rapprocher davantage des leaders. En Chine, j'étais pessimiste sur mes chances de podium dans des conditions normales, donc peut-être que nous serons sur le podium plus tôt que nous le pensions."
source: Nextgen-Auto.com

Boullier - Alonso est encore plus à plaindre que Vandoorne chez McLaren
C'est entendu, McLaren-Honda souffre terriblement en ce début de saison. Pourtant, selon Eric Boullier, Fernando Alonso peut légitimement être davantage déçu que son coéquipier Stoffel Vandoorne - même si le Belge connaît davantage de problèmes de fiabilité en ce début de saison.

Le Français rappelle que Stoffel Vandoorne ne démérite absolument pas cette saison. Mais l'ancien champion de GP2 n'en est encore qu'au début de sa carrière, alors que l'Espagnol arrive au crépuscule de son aventure en F1 - ce qui augmente sa frustration.

"Si vous regardez session par session, Stoffel a eu beaucoup de problèmes avec sa voiture, et il n'a jamais été en position de pouvoir extraire le meilleur de sa voiture. Nous regardons les données tour par tour, donc nous pouvons vous dire que oui, parfois, durant les premières courses, quand tout marchait bien dans sa voiture, Stoffel conduisait bien. Et il égalait les temps de Fernando, ce qui est bien, ou alors il n'en était pas loin, du moins assez près pour nous montrer que cela valait le coup de le faire monter en F1. Mais oui, nous avons besoin d'un week-end complet, sans aucun problème, et d'une bonne course."

"Je dirais que jusqu'à présent, la situation est pire pour Fernando. Stoffel est nouveau et il doit beaucoup apprendre, et il a un engagement à long terme avec McLaren, et McLaren le soutient, donc il peut honnêtement attendre un peu."

Stoffel Vandoorne a connu le meilleur jour de sa saison... un mercredi, en essais privés à Bahreïn, où il a pu tourner absolument sans encombre - à la surprise de Honda.

"Bien sûr, une journée comme celle de mercredi est de grande valeur pour lui, vous savez, il apprend beaucoup. Il a fait beaucoup de tours, et nous avons aussi testé plusieurs réglages et senti notre voiture progresser d'un réglage à l'autre. En termes d'expérience, c'est en fait dix fois préférable à tout le reste" estime Eric Boullier.
source: Nextgen-Auto.com

Alonso veut dîner avec Montoya pour obtenir quelques conseils sur les 500 Miles
Juan Pablo Montoya, ancien pilote de F1 et vainqueur des 500 Miles d'Indianapolis en 2000 et en 2015, donnait il y a quelques heures quelques conseils, par voie de presse interposée, à Fernando Alonso: à Indianapolis, il lui faudra se méfier en priorité du trafic et des restarts, deux éléments bien difficiles à appréhender pour un pilote venant de la F1. Le Colombien a aussi souhaité bonne chance à l'Espagnol, qu'il n'a plus croisé en monoplace depuis le Grand Prix des Etats-Unis 2006.

En conférence de presse, en Alabama, Fernando Alonso s'est lui aussi réjoui de retrouver sur sa route un concurrent de longue date. Et espère qu'ils pourront échanger de vive voix quelques autres recommandations avant la date fatidique.

"C'est formidable. Courir contre les meilleurs pilotes du monde, c'est ce qui compte le plus. Il n'y a pas seulement Juan Pablo, j'ai couru contre Oriol Servia aussi, et je le connais assez bien. Il y a quelques pilotes, à peu près 25 % que je connais, car ils courraient en F1 par le passé."

"Je considère Juan Pablo comme l'un des meilleurs pilotes du monde, l'un des plus talentueux que j'ai jamais eu à affronter. Donc arriver ici et conduire ensemble sur ce circuit d'Indianapolis extrêmement rapide, ce sera quelque chose d'immense pour moi."

"J'espère que j'apprendrai aussi rapidement que possible. Je regarde beaucoup de caméras embarquées de Juan Pablo parce que je pense qu'il est l'un des meilleurs pilotes ici. J'ai vraiment hâte de disputer les 500 Miles d'Indianapolis avec lui et de diner aussi avec lui, parce que la moindre astuce de sa part sera vraiment bienvenue."

Fernando Alonso a finalement très peu échangé avec ses camarades de F1 sur son choix de disputer les 500 Miles d'Indianapolis. Il s'attend davantage à discuter avec ses nouveaux compagnons de jeu états-uniens...

"Nous ne parlons pas beaucoup en F1. C'est un monde différent. Je ne sais pas, la seule chose que je sais est probablement ce que vous pouvez lire dans la presse, parce que c'est ce que je lis aussi. Quelques uns sont heureux pour moi, heureux de ce que je fais, et curieux de voir mon niveau de compétitivité. D'autres ne sont jamais contents, ce sont leurs propres problèmes..."

Dans le paddock de F1, Christian Horner, Nico Hülkenberg et Romain Grosjean ont publiquement fait part de leur désapprobation quant au choix d'Alonso. Des critiques vite balayées par certains observateurs du paddock, à l'image de Jacques Villeneuve.
source: Nextgen-Auto.com

Kubica n'exclut pas une 2ème carrière en F1
Robert Kubica connaissait une carrière prometteuse en Formule 1, avant qu'un terrible accident de rallye, au début de l'année 2011, n'écrase sa main droite et le prive d'une saison annoncée chez Renault F1.

Plus de six ans plus tard, le pilote polonais, qui a retrouvé l'essentiel de ses capacités physiques, est de retour dans une GP3 et dans une monoplace pour la première fois depuis fin 2010. Il a tourné au circuit de Franciacorta, en Italie, sur près de 70 tours. Doit-on y voir le présage d'un éventuel retour en F1? L'ancien pilote BMW n'a en tout cas pas voulu écarter cette piste après un test de GP3 qu'il considère comme réussi.

"Je ne me plains pas. Je dois trouver un nouveau chemin dans ma carrière et c'est pourquoi je suis calme."

"Je suis heureux du résultat, même s'il y a de nombreuses choses à améliorer, à la fois sur le plan physique et sur le plan de la préparation."

"Je n'ai jamais dit que je retournerai [en F1] et je n'ai jamais dit que je ne retournerai pas en F1. Qu'est-ce qui arrivera? Je ne sais pas. A un moment donné, j'ai eu la chance de faire un test, mais c'était trop tôt. Conduire un F1 aurait été sympathique, mais ensuite, qu'est-ce qui ce serait passé?"

"On dit que la patience est toujours récompensée, mais la réalité est que la F1 a son propre calendrier. C'est un sport extrême, et je ne sais pas s'il y a eu dans l'histoire un pilote qui a commencé deux carrières différentes en l'espace de 15 ans."

"Il y a en a eu quelques-uns, comme Schumacher, qui ont fini leur carrière puis qui sont revenus, mais pour moi, ce serait vraiment comme un deuxième début de carrière."

Robert Kubica ne négocie cependant actuellement avec aucune écurie de F1. A 32 ans, a-t-il vraiment un avenir dans la discipline reine du sport automobile?
source: Nextgen-Auto.com

Ecclestone voit Hamilton battre Vettel cette saison
Bernie Ecclestone a trouvé son favori pour la saison 2017. Même si Sebastian Vettel a gagné deux des trois premières courses, et même si l'Allemand s'entend très bien avec Bernie, l'ancien grand argentier voit plutôt Lewis Hamilton triompher sur sa Mercedes.

"Vettel est plus détendu et il a digéré le choc. Quand il est arrivé chez Ferrari, il pensait qu'il serait immédiatement Champion du monde. Mais c'est le passé maintenant."

"Cependant, Lewis sera Champion du monde. Je serais heureux si c'était Vettel, parce que c'est un bon ami. Mais la situation va changer. Hamilton est extrêmement talentueux, et il semble plus détendu cette année, il semble prendre plus de plaisir."

"Ces dernières années, il a toujours cru que Mercedes ne l'avait pas soutenu, parce que l'autre pilote était un allemand dans une équipe allemande. Bien sûr, c'était un non-sens, mais Hamilton ne pense plus cela maintenant, et il a moins de pression."

Bernie Ecclestone écarte donc dès à présent Valtteri Bottas de la lutte pour le titre. Le businessman de 86 ans pense que Mercedes en a déjà fait de même...

"Je crois que Mercedes serait davantage contente si Lewis devenait Champion du monde, simplement à cause de ce qui lui est arrivé l'an dernier" explique-t-il.

Bernie fait ici sans doute référence aux nombreux problèmes de fiabilité qui ont empêché Lewis Hamilton de se succéder à lui-même comme Champion du monde.
source: Nextgen-Auto.com

Alonso - Ce que je fais est unique et j'en suis conscient
Fernando Alonso était ce week-end en Alabama, cadre de la dernière course du championnat de l'IndyCar, afin de se présenter à la presse américaine. L'Espagnol a pu expliquer le sens de son engagement aux 500 Miles d'Indianapolis cette saison. Il vise non seulement la Triple Couronne, mais pense aussi que cette expérience lui apportera énormément sur le plan personnel.

"Il y a 4 ou 5 ans, j'ai commencé à imaginer comment je pourrais grandir en tant que pilote et devenir un pilote un peu plus complet. Pour ce faire, je pense que vous avez besoin de gagner les meilleures courses dans le monde, les courses les plus prestigieuses. Comment y arriver? Je pense que c'est par ce que l'on appelle la Triple Couronne: la F1, les 500 Miles d'Indianapolis, les 24 Heures du Mans."

"Cet objectif, un objectif très ambitieux, parce que seul un homme dans l'histoire y est parvenu [Graham Hill], m'attirait assez il y a 4 ou 5 ans. Mais je ne pensais pas que ce serait possible de tenter de gagner une autre course qu'en F1 si j'étais toujours en activité en F1."

"Mais je suis ici, cette année, et cela me rend très fier de mon équipe et très heureux, parce que j'aurai une première tentative. Je pense qu'avec le niveau de professionnalisme et d'engagement qui est celui du sport automobile depuis deux décennies, ç'aurait été difficile de passer d'une série à l'autre lors de la même saison. Donc ce que je fais n'a peut-être aucun précédent dans l'histoire. Les derniers pilotes qui ont tenté quelque chose de similaire avaient eu des expériences plus importantes, ou deux mois de préparation, plus d'essais, et plus d'essais en ovale surtout. C'est assez unique, j'en suis conscient. Je suis conscient de la difficulté, tous les fans en sont aussi conscients. Mais si vous aimez le sport automobile, je crois que c'est une bonne nouvelle. Je fais cela parce que j'adore les voitures de course, parce que j'adore conduire les voitures les plus rapides."

Fernando Alonso court également pour le prestige d'une course mythique, dont il n'hésite pas à parler avec force superlatifs. S'il ne gagne pas cette année, l'Espagnol prévient déjà: il pourrait être rapidement de retour en Amérique.

"Les 500 Miles d'Indianapolis sont la course la plus importante du monde. C'est très attirant d'y courir, d'en profiter, de ressentir cette expérience unique. Tout le monde me dit que c'est une ambiance unique et un jour très intense. Quel que soit le résultat que nous aurons le dimanche, nous devrons penser ensemble au futur après la course. Si je veux être le pilote le plus complet, le meilleur du monde et gagner dans différentes séries avec différentes voitures, avec différentes techniques de pilotage, alors je dois m'adapter, je dois grandir en tant que pilote. Si je veux le faire, je dois gagner. Si ce n'est pas le cas cette année, alors nous dresserons un plan pour une prochaine tentative."

Serait-il plus facile de gagner aux 500 Miles d'Indianapolis ou aux 24 Heures du Mans? Alonso lui-même a sa propre idée.

"Les 24 Heures du Mans ne demandent pas une grosse adaptation parce que le ressenti des voitures est assez similaire. Je pense que les pilotes qui vont aux Mans n'ont pas de difficultés en termes d'adaptation. La tâche la plus importante est vraiment, pour un pilote de F1, de disputer les 500 Miles d'Indianapolis."

"Le trafic est un gros problème, c'est ce que j'entends. Voyons si je peux apprendre vite. Je pense que les restarts, les stratégies, sont un peu différents aussi."

"Mais je suis avec la meilleure équipe possible pour ce type de leçons. Je suis aussi avec un coach, Gil de Ferran, qui je pense sera très utile pour toutes ces nouvelles choses que je dois apprendre. Nous serons prêts. Pas pour maintenant, mais pour dans trois semaines."
source: Nextgen-Auto.com

Pirelli rejette les idées d'Alain Prost
Pirelli n'est pas du tout en faveur de l'idée lancée récemment par Alain Prost, le consultant de Renault F1.

Le quadruple Champion du monde voulait épicer le spectacle en libérant totalement l'utilisation des pneus: accès à toutes les gommes possibles de la gamme sur chaque Grand Prix, panachages possibles et utilisation sans contraintes d'arrêts à respecter pour passer des gommes différentes lors d'une course.

"Si les pilotes choisissaient le pneu le plus dur, vous pourriez probablement faire toute la course sans vous arrêter", explique Mario Isola.

"Et si c'était possible, la plupart irait dans cette direction."

Le directeur de la compétition de Pirelli en F1 suggère donc que les courses deviendraient donc très ennuyeuses.

Isola rejette aussi l'idée de Prost de panacher plusieurs types de gommes dans un même train de pneus.

"Cela pourrait fonctionner sur une voiture de type GT mais pas sur des F1, qui sont beaucoup plus sensibles."
source: Nextgen-Auto.com

La Formule 1 devrait conserver 4 moteurs par pilote en 2018
La Formule 1 pourrait bien abandonner aujourd'hui une règle prévue pour 2018 et qui n'est donc pas encore entrée en vigueur.

Lors de l'établissement des règles pour les moteurs V6 turbo hybrides, il était prévu, qu'à partir de 2018, les motoristes ne puissent plus fournir que 3 moteurs par saison à chaque pilote au lieu de 4 (dans le cas où il y a 20 courses ou moins).

Cette règle avait été décidée en pensant à diminuer les coûts pour les équipes, de 5 millions d'euros. Mais les premières estimations des motoristes vont dans le sens contraire.

Augmenter la fiabilité des moteurs sans sacrifier la performance et le poids des unités de puissance actuelles est très délicat.

Mercedes, Ferrari, Renault et Honda vont ainsi présenter aujourd'hui un rapport démontrant que des moteurs plus fiables coûteraient bien plus chers à développer et à tester sur les bancs d'essais.

"Cela va même coûter beaucoup plus d'argent", confirme-t-on chez Mercedes.

Le Groupe Stratégie va donc proposer aujourd'hui de rester à 4 moteurs par saison par pilote, mais de conserver la réduction de 5 millions d'euros de la facture qui était prévue.

Ainsi c'est une situation gagnant-gagnant pour les motoristes, qui n'ont pas à revoir la conception de leurs moteurs, et les équipes clientes.
source: Nextgen-Auto.com

Placardisé par Liberty, Ecclestone se sent comme un tueur à gage sans munitions
Bernie Ecclestone ne goûte pas vraiment à son nouveau poste de "président d'honneur" du conseil d'administration de la Formule 1. Le Grand Argentier a été recasé à ce poste après le rachat de la discipline par les Américains de Liberty. Cependant l'homme de 86 ans, qui a eu les manettes de la F1 pendant plusieurs décennies, n'est pas le genre à se contenter d'inaugurer les chrysanthèmes...

Interviewé par Eddie Jordan dans le cadre de Top Gear, Bernie a trouvé une expression savoureuse pour qualifier ses nouvelles fonctions (notons qu'il est aussi "conseiller spécial" pour Liberty, un poste assez flou).

"C'est un peu comme si vous donnez à un tueur à gage un pistolet, mais aucune balle. Mais j'ai assez d'argent pour acheter les balles."

Le message à Liberty est clair. Justement, récemment, Bernie avait aussi déclaré, toujours de manière métaphorique que "le problème avec les animaux, c'est que si vous voulez les tuer, vous devez vraiment les tuer, ne les blessez pas". Est-ce que cela veut dire que l'animal Bernie posera toujours problème à Liberty?

"Je ne sais pas si c'était un message à Liberty" répond avec ironie Ecclestone. "Cela dépend de l'interprétation des gens, n'est-ce pas?"

Bernie ne pense toutefois pas que la F1 va dans le mauvais sens depuis le début de la saison 2017. Depuis que Mercedes ne domine plus, le suspense a augmenté, ce qui est forcément bénéfique pour l'audience télévisée.

"Le problème, ces deux ou trois dernières années, était simple: il n'y a avait pas de compétition, et maintenant, on dirait qu'on en a un peu."

La F1 n'est pas non plus parfaite pour Bernie, qui a longtemps plaidé pour l'abandon des V6 turbo pour un retour à des propulsions plus simples, plus classiques, et moins coûteuses. Du haut de son expérience, que changerait-il d'autre à la F1 actuelle pour la rendre meilleure?

"Je pense que nous devrions nous débarrasser de toutes ces règles qui restreignent tant de choses pour les pilotes et pour ceux qui construisent des voitures. Le championnat est devenu un championnat d'ingénieurs, et non de pilotes. Ce sont les pilotes qui devraient conduire les voitures, qui devraient gagner des courses, et qui devraient avoir toute la reconnaissance pour ce qu'ils ont réussi à faire."

Enfin, toujours avec son franc-parler, Ecclestone ne pense pas que Ferrari puisse battre Mercedes cette saison.

"J'espère qu'ils les battront. Mais je ne le pense pas."
source: Nextgen-Auto.com

McLaren doit être patient avec Honda selon Brown
McLaren et Honda traversent une crise sans précédent. Le début de la saison 2017 est absolument catastrophique, puisque le moteur japonais pêche terriblement en performance comme en fiabilité - contre toutes les promesses initiales de Honda.

Faut-il alors que McLaren, excédé, change de braquet et décide de renvoyer Honda à ses études pour revenir à un moteur Mercedes? Tel n'est pas en tout l'avis de Zak Brown, le directeur exécutif de l'écurie.

"Nous devons travailler avec notre partenaire, nous avons besoin de l'aider. Bien sûr, c'est frustrant pour nous, pour eux, pour Fernando Alonso, pour nos fans, pour nos partenaires. Il y a des choses rapides à réparer en F1, et d'autres non, comme les unités de puissances, qui sont très sophistiquées. Cela prend beaucoup de temps pour en développer et enfin pour en valider une - beaucoup de temps à l'échelle du calendrier de la compétition automobile, où vous courez toutes les semaines ou une semaine sur deux."

"Donc notre parcours sera difficile cette saison. Nous travaillons évidemment très dur pour nous améliorer à chaque course, mais nous partons avec un tel retard, que cette année ne fera pas partie de nos meilleures années."

Pour Zak Brown, tout ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. Si McLaren prouve sa résistance, son alliance avec Honda n'en pourrait sortir que puissamment renforcée.

"C'est frustrant, mais vous savez quoi? C'est la course. Cela fait bien sûr plusieurs années que nous avons ce problème. Nous nous y attendions, et nous avions anticipé, des problèmes de jeunesse, comme dans n'importe quel partenariat. Je pense que c'est naturel. Je pense que nous sommes tous surpris d'avoir fait un pas en arrière par rapport à l'an dernier, et cela augmente certainement la frustration, puisque nous étions sur une pente ascendante l'an dernier. Mais c'est ainsi."

"C'est frustrant pour nous parce que nous vivons avec cette frustration, mais nous sommes aussi sensibles à la frustration des fans. Nous avons des millions de fans qui nous soutiennent, et qui comprennent cette situation - et bien sûr, il y a des gens qui ne la comprennent pas. Je ne m'attends pas à ce qu'ils la comprennent, mais je leur demanderais d'être patient et de ne pas attendre des changements spectaculaires d'une course à l'autre. Mais nous y arriverons. Nous parlons en interne et quand nous y arriverons, la victoire aura un goût bien meilleur."
source: Nextgen-Auto.com

Montoya explique les principaux défis auxquels sera confronté Alonso aux 500 Miles
Juan Pablo Montoya est l'un des rares pilotes encore en activité à pouvoir encore prétendre à l'obtention de la triple couronne. Vainqueur aux 500 Miles en 2015, vainqueur aussi au Grand Prix de Monaco lors de son passage en F1, le Colombien n'a hypothétiquement besoin que d'une victoire au Mans pour rejoindre Graham Hill au Panthéon du sport...

En attendant, Fernando Alonso, qui a déjà gagné à Monaco, se lance lui à la poursuite de la triple couronne. Il commencera à chercher la victoire aux 500 Miles, le mois prochain, avec McLaren-Andretti. Et croisera donc sur sa route le Colombien (Penske) - pour la première fois depuis le Grand Prix des Etats-Unis 2006.

Montoya ne s'attendait visiblement pas à retrouver Alonso aux 500 Miles. Mais il souhaite entière bonne chance à son futur rival.

"J'aurais pensé que nous nous serions retrouvés dans une course d'endurance, ou quelque chose comme ça, pour être honnête - pas aux 500 Miles d'Indianapolis. Je pense que c'est formidable."

Pour un pilote de F1, quels sont les principaux défis que posent les 500 Miles d'Indianapolis? Montoya est évidemment un des mieux placés pour conseiller Alonso.

"En F1, vous avez votre propre espace, et les gens le respectent vraiment... et ici... non. Les fans, les sponsors, tout le monde est ici et tout le monde veut une photo, et vous devez leur faire plaisir. C'est étrange et vous vous dites après avoir pris des photos, que vous avez ensuite 15 minutes pour aller dans votre voiture, et une fois que vous y êtes, vous vous dites que c'est un petit peu dur, par rapport à ce à quoi vous étiez habitué."

"Le défi le plus important? Tout d'abord, il n'a jamais concouru dans une course qui est aussi longue. Et puis vous avez le trafic. Alonso devra apprendre à comprendre le trafic. Je pense que s'il est assez patient durant la semaine, alors ce sera bon. C'est vraiment un bon pilote. Il a vraiment de bons coéquipiers."

Pour l'ancien pilote Williams, l'environnement, la qualité d'une équipe, sont des facteurs-clefs dans un succès aux 500 Miles d'Indianapolis. En 2015, le Colombien avait lui-même pu s'appuyer sur l'expertise du team Penske.

"Avec un jour entier consacré aux essais, Alonso aura un peu une idée de ce dont il a besoin, et c'est une bonne chose. C'est bon d'avoir un jour sans aucune pression, où vous pouvez progresser et comprendre ce qu'il faut pour réussir. Je pense que ce sera OK pour lui. Il est avec une bonne équipe et McLaren-Andretti se débrouille toujours bien aussi. Ce sera intéressant."

Juan Pablo Montoya se dit lui-même impatient de courir aux 500 Miles d'Indianapolis.

"Je sais que j'ai une bonne chance de gagner. Je le sens vraiment bien, ce devrait être amusant."
source: Nextgen-Auto.com
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