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Brèves du paddock

Les news du Mercredi 14 Mars 2018

Les équipes n'ont dévoilé qu'un 'ersatz' de leur potentiel final selon Isola
L'année 2018 est celle de l'innovation et de la prise de risque pour Pirelli. Les essais de Barcelone ne sont en effet que le prélude d'une saison qui marque un changement de philosophie pour le fournisseur pneumatique en F1, comme l'a rappelé Mario Isola, le directeur du département Compétition de Pirelli, lors d'une conférence de presse à Paris à laquelle nous assistions.

La dégradation des pneus sera plus forte, pour pimenter le spectacle en course avec davantage d'arrêts et de choix stratégiques au programme, sans pour autant sacrifier la possibilité d'un pilotage agressif.

"Nous avions décidé d'être plus conservateurs en 2017" rappelle Mario Isola. "Cette année, nous avons décidé de changer d'approche, pour aller vers deux arrêts par course. Mais pour ce faire, il faut une gamme plus étendue de pneus, et c'est pour cela que nous avons étendu notre gamme. Il faut que nous sélectionnions trois composés pour chaque course, mais il faut les choisir de façon plus adaptée. L'objectif est d'avoir des stratégies très différentes en course."

"Nous ne voulons pas augmenter le niveau de dégradation jusqu'à mettre les pilotes dans une situation inconfortable. Nous voulons qu'ils soient toujours capables de pousser. Pour développer un pneu qui réponde à ces caractéristiques, il faut réduire la surchauffe du pneu - cette surchauffe arrive quand vous poussez trop, et vous perdez donc en performance. Nous devons trouver le bon compromis entre avoir assez de dégradation, sans avoir trop de surchauffe dans les pneus."

Cette philosophie sera visible dès la première course de cette saison, en Australie. Mario Isola explique qu'une stratégie à un seul arrêt reste possible, mais ne représente pas de toute évidence le seul choix à disposition des stratégistes.

"Nous avons choisi des pneus plus tendres pour Melbourne. Même si le nom des pneus est le même que pour l'an dernier, les pneus sont un cran plus tendres. Nous visons deux arrêts cette année. C'est probablement un bon mélange entre ou deux arrêts selon nos simulations. Avec ces trois composés nous avons beaucoup de stratégies différentes qui fonctionnent bien en termes de temps par tour. Nous nous attendons à une stratégie à un ou deux arrêts, le choix des pneus permet tout cela."

"Si vous utilisez les deux pneus les plus durs choisis, vous pourriez viser une stratégie à un arrêt. Si vous n'utilisez que les pneus les plus tendres, une stratégie à trois arrêts est possible. De 1 à 3 arrêts: ces stratégies sont possibles."

A Barcelone, comme lors de chaque essai de pré-saison, tout le monde a scruté les performances des monoplaces pour tenter d'établir une hiérarchie. Mario Isola rappelle qu'aucune équipe n'a véritablement abattu toutes ses cartes, ce qui peut annoncer des surprises à Melbourne.

"Les performances que nous avons vues à Barcelone ne sont que des ersatz des performances finales. Toutes les voitures sont bien plus rapides qu'en 2017. Si vous comparez la pole position de l'an dernier avec le meilleur temps de cette année, c'est vraiment une grande étape de franchie. Toutes les équipes ont testé des pneus différents, elles ont beaucoup travaillé sur les réglages, ont testé différents réglages pour trouver les limites de leurs monoplaces."

"Selon moi plusieurs équipes vont se battre pour le championnat. Mais pour le moment, il est très difficile de dire qui va gagner. Je pense que quatre équipes ont les mêmes chances de se battre pour les victoires. Nous n'avons pas vu le plein potentiel de McLaren à Barcelone, nous devons savoir s'ils sont en bonne forme. Lors des deux derniers jours, Haas aussi performait bien."

"C'est bon d'avoir beaucoup d'équipes qui vont probablement se battre pour des victoires, au moins trois ou quatre pourront se battre pour le championnat. Nous savons que durant la saison, les équipes vont grandement développer leurs voitures, elles devront gagner la course au développement."
source: Nextgen-Auto.com

Des limites de piste toujours plus définies
La règle des limites de la piste à ne pas franchir ne va pas être changée par rapport à l'an dernier, mais la FIA a révélé que des modifications seront effectuées sur les circuits ayant posé problème l'an dernier.

"A Austin par exemple, il n'y a aucun doute sur le fait qu'il y aura des petits vibreurs dans les zones où Max [Verstappen] était sorti" explique Charlie Whiting, en référence au dépassement de Verstappen sur Kimi Räikkönen, pour lequel il avait été pénalisé. "Il y aura ces vibreurs hauts, comme nous avons en sortie de virages."

"Je pense que nous allons bientôt arriver à un point où nous n'avons plus de risque de voir un pilote gagner du temps en sortant. Si vous vous souvenez de Mexico en 2016, Lewis [Hamilton] a gagné du temps en coupant et grâce à ce qu'on a fait, ce n'est pas arrivé en 2017. Nous avons éliminé ces risques presque partout."

La FIA doit désormais se pencher sur des actions précises, comme celle de Nico Hülkenberg qui a dépassé Sergio Pérez à Abu Dhabi en coupant. Plutôt que de rendre sa place, l'Allemand l'a conservée, s'est éloigné devant Pérez et n'a pas perdu de place avec sa pénalité.

"Il est clair qu'il a gagné un avantage mais il n'a pas rendu la place. Il est resté devant et a pris une pénalité de cinq secondes. C'est un autre problème à résoudre" conclut Whiting.
source: Nextgen-Auto.com

Todt juge 'inacceptable' que '60 ou 70%' des écuries souffrent pour survivre

La F1 est un sport inégalitaire et son fonctionnement même accroît la disparité des revenus entre les écuries. Certaines équipes, comme Ferrari, reçoivent plus d'argent que d'autres moins fortunées, comme Sauber, Haas ou Force India. L'objectif de Liberty Media est d'assurer une redistribution plus équitable des revenus à l'avenir.

Ce projet est partagé par la FIA. Jean Todt, son président, n'est pas allé de main morte pour dénoncer le fonctionnement actuel de la discipline.

Pour réformer la F1, Liberty Media et la FIA devront faire avec l'opposition résolue de Ferrari. Ancien directeur des Rouges, Jean Todt est bien placé pour savoir comment contourner la position de la Scuderia.

"Nous sommes très heureux d'avoir Ferrari avec nous. Il s'agit d'un acteur solide et clé en sport auto. Mais je ne pense pas que Ferrari serait ce qu'elle est aujourd'hui, si la Scuderia n'avait pas aussi profité des avantages procurés par son engagement dans le sport auto."

"Chaque compétiteur est important en F1. Mais nous savons grâce à l'histoire qu'il y a un turnover important entre certains manufacturiers et entre les écuries plus petites. Ferrari est là depuis le début, mais nous avons aussi McLaren, Williams, en un sens Sauber. Ce sont les écuries qui sont les plus anciennes en F1."

"Avant que j'aie une relation de travail avec Ferrari, pour moi, la Scuderia était une marque iconique. Quand j'avais dix ans, je rêvais de Ferrari. Ensuite j'ai été embauché chez Ferrari, mais malgré ce changement de perspective, j'étais toujours attiré par la marque. Je crois en la tradition et je réalise bel et bien l'impact qu'a Ferrari. Tout ce qu'a réussi Ferrari en sport auto est impressionnant. Pas seulement en F1 mais dans le sport auto en général."

"Pour le moment six ou sept équipes souffrent pour rester en F1. Ce n'est pas acceptable que 60 ou 70 %¨des écuries sur la grille souffrent pour survivre dans un sport qui est le pinacle du sport auto."

Les compliments étant terminés, Jean Todt s'attelle au cœur du sujet: Ferrari a menacé de quitter la F1 si les prochaines négociations avec Liberty Media ne donnaient pas satisfaction. C'est alors au tour de Jean Todt de montrer les muscles et d'afficher sa détermination.

"J'espère vraiment que Ferrari ne partira pas. Mais nous avons déjà vu des grands compétiteurs quitter le sport et y revenir. C'est leur choix, mais je connais les gars de Ferrari, ce sont des gens intelligents commercialement, et rationnels. En un sens c'est aussi parce que nous sommes rationnels que nous voulons aujourd'hui réduire les coûts, parce que je sens que pour une compagnie comme Ferrari, la course ne devrait pas coûter trop d'argent. Le bénéfice de la F1 devrait être égal et même supérieur au reste du business de Ferrari. Ce serait ainsi une situation beaucoup plus saine que lors de ces dernières années, car les dépenses en F1 étaient trop élevées et cela met souvent en difficulté les écuries."
source: Nextgen-Auto.com

Isola tire le bilan de Barcelone et ne craint pas les départs arrêtés
Mario Isola, le directeur du département Compétition de Pirelli, était présent lors d'une conférence de presse à Paris, afin de faire le point sur les enjeux de la saison à venir. Au cours de ces échanges auxquels nous avons assistés, le dirigeant de la firme milanaise a évoqué l'actualité immédiate de la F1, dominée par les tests de pré-saison à Barcelone.

La première semaine d'essais en terre catalane, décisive pour le reste de la saison, a été largement perturbée par une météo récalcitrante. Pirelli, détaille Mario Isola, a néanmoins pu refaire une partie de son retard lors de la deuxième semaine. Pour connaître la véritable performance des nouveaux pneumatiques, se fier à Barcelone II n'est tout de même pas la meilleure des options.

"Le test numéro 2 était très bon, la météo était très bonne. Les équipes ont fait beaucoup de simulations de course, de qualifications. Elles n'ont pas montré le vrai potentiel des voitures, mais c'est le lot de chaque essai hivernal. Le tarmac est très différent de celui de l'an dernier, et il faut aussi comprendre quelle est la performance, le niveau de dégradation des pneus."

"Mais les informations collectées ont été assez bonnes, et nous avons pu les comparer aux informations du test d'Abu Dhabi l'an dernier, qui étaient aussi très importantes pour nous afin de tester les nouveaux pneus et de choisir les composés pour les premiers Grands Prix de l'année."

Pirelli a en parallèle suivi de près les résultats des tests de départs arrêtés après une période de voiture de sécurité, une innovation réglementaire pour cette saison. Romain Grosjean a dit publiquement un "carnage" à chaque départ, en raison de la chute des températures pneumatiques derrière la voiture de sécurité. Que répond Mario Isola à une accusation qui le concerne directement?

"Tout le monde est d'accord. Le départ d'une course est un moment riche en émotions. Les départs arrêtés, je pense que c'est un bon changement. Il faut considérer l'impact de cette nouvelle règle sur les températures pneumatiques, car les pneus sont un peu plus froids quand la course redémarre, donc c'est difficile."

"Mais nous parlons des vingt meilleurs pilotes du monde, donc ce n'est pas à Mario Isola d'aller expliquer à tous les pilotes comment il faut conduire. Mais du point de vue du spectacle, je pense que c'est préférable."

Les essais de pré-saison barcelonais, compliqués par une météo hivernale peu adaptée, ont relancé le débat autour de la localisation des tests de pré-saison. Ne faudrait-il pas les déplacer à Bahreïn, où la température est beaucoup plus amicale? Des patrons d'écuries privées, comme Sauber ou Haas, s'opposent toutefois à cette idée pour des raisons logistiques et financières. Lorsque Nextgen-Auto lui demande ce qu'il aurait à répondre à ces directeurs d'écuries privées sur ce point, Mario Isola adopte un point de vue nuancé.

"Nous savons que si nous allons à Bahreïn nous trouverons difficilement la pluie ou une température qui sera entre 25 et 30 degrés. De ce fait, je pense que les essais de Bahreïn sont plus représentatifs."

"En février, il est difficile de trouver de bonnes conditions; nous allons ainsi à Barcelone pour trouver de bonnes conditions, mais en général c'est très difficile. Bien sûr pour les pneus, il est aisé d'avoir des conditions plus faciles à Bahreïn. C'est pourquoi par le passé nous allions à Sakhir. C'est un peu plus compliqué du point de vue logistique mais c'est faisable."

"Il faut aussi prendre en compte les caractéristiques du circuit et c'est pourquoi les équipes poussent pour aller à Barcelone. Sur le plan logistique il est certain que Barcelone est plus facile. S'agissant du tracé, à Barcelone, vous testez bien votre traction, vous avez des portions à haute et basse vitesse, alors que Bahreïn se concentre plutôt sur les freinages et la traction."

"Du point de vue du tracé, Barcelone est donc un peu meilleur que Bahreïn. Mais en termes de météo, Bahreïn est bien sûr meilleur que Barcelone. Et il faut peser ces deux arguments pour décider où aller. Idéalement nous souhaiterions aller une semaine à Bahreïn et une semaine à Barcelone. C'est sensé de faire quatre jours à Bahreïn et quatre jours à Barcelone. Idéalement, il faudrait aller d'abord à Barcelone. Si l'on fait les deux, on aura plus d'avantages que d'inconvénients."
source: Nextgen-Auto.com

Hamilton espère signer son nouveau contrat avant Melbourne
Lewis Hamilton a révélé aujourd'hui qu'il est proche de finaliser son contrat avec Mercedes, pour une prolongation au-delà de la saison 2018.

Hamilton et Toto Wolff ont tous les deux exprimé cet hiver leur envie de poursuivre ensemble et de trouver un accord avant le premier Grand Prix.

"J'espère que nous pourrons annoncer quelque chose d'ici une semaine mais si ce n'est pas le cas, ne vous inquiétez pas: cela arrivera", déclare le Britannique.

"Bien entendu nous allons devoir rapidement nous concentrer sur cette saison donc cela va arriver assez vite."

Lorsqu'on lui demande pourquoi un accord n'a pas été trouvé plus tôt, pendant l'hiver, Hamilton nie qu'il existe des désaccords sur certaines parties de son contrat, notamment la partie "Relations publiques", en dehors des Grands Prix.

"Nous continuons juste nos négociations. Et cela se fait dans une ambiance assez relax parce que Mercedes sait que je suis impliqué avec eux et je sais que Mercedes veut s'impliquer avec moi."

"Il suffit juste de trouver des accords communs afin que l'on puisse mieux travailler ensemble, comment chacun peut extraire plus de l'autre. C'est ce sur quoi nous continuons à discuter."
source: Nextgen-Auto.com

Whiting ne prédit pas de 'carnages' comme Grosjean
Charlie Whiting, le directeur de course de la FIA, a tenu à relativiser les craintes de Romain Grosjean après les essais de départs arrêtés suite à une voiture de sécurité, des essais qui ont eu lieu lors des tests de Barcelone.

A partir de cette saison, si les conditions le permettent, les F1 prendront un nouveau départ sur la grille, arrêtées, après une voiture de sécurité.

Le pilote français de Haas F1 prédisait des carnages parce que les pilotes auraient des pneus froids et pas forcément au même stade de leur vie (pneus neufs ou usés) selon le moment à laquelle la voiture de sécurité s'efface.

"Aucun pilote n'est venu m'en parler directement", affirme Whiting.

"Ca me semble être un commentaire un peu étrange parce qu'ils passent tous des pneus neufs de toute façon quand il y a une voiture de sécurité et que les pneus sont trop usés. Et tout le monde le fait quand il y a un drapeau rouge"

"Je ne suis pas trop inquiet à propos de ça. Le grip à Barcelone était très faible de toute façon à cause des conditions et ils n'ont pas mis de pneus neufs pour ça. C'était un test rapide à chaque fois, pour contrôler la procédure."
source: Nextgen-Auto.com

Ferrari embauche Laurent Mekies
Ferrari a annoncé qu'elle avait recruté le Français Laurent Mekies, qui était jusqu'à présent le directeur de la sécurité et directeur de course adjoint de la FIA.

Il y aura une longue période de préavis pour Mekies, qui ne commencera son travail au sein du département technique que le 20 septembre. Il sera placé sous les ordres de Mattia Binotto, le directeur technique.

"Jusqu'à son départ de la Fédération Internationale de l'Automobile prévu fin juin, M. Mekies continuera d'accomplir sa mission de Directeur de la Sécurité de la FIA. En revanche, il cesse dès à présent d'exercer toute fonction en Formule Un et d'intervenir dans toute question en lien avec la Formule Un, en quittant son poste de Directeur", précise la FIA.

On peut penser que ce préavis de 6 mois (jusqu'au 20 septembre) fait écho à la controverse concernant Marcin Budkowski, délégué technique de la FIA et embauché par Renault F1 récemment. Budkowski est au courant de nombreux secrets de chaque équipe.

Mekies a commencé en F1 chez Arrows, en 2001, avant de rejoindre Minardi en 2002. Il est resté à Faenza quand l'équipe est devenue Toro Rosso, avant de rejoindre la FIA ces dernières années.

Le communiqué officiel de la FIA:

"Après plus de trois années passées au sein de la Fédération Internationale de l'Automobile, Laurent Mekies, Directeur de la Sécurité et Directeur d'Epreuve adjoint du Directeur d'Epreuve F1 de la FIA, quittera prochainement la Fédération.

M. Mekies a rejoint la FIA en octobre 2014 en qualité de Directeur de la Sécurité, responsable des questions médicales et de sécurité pour tous les Championnats de la Fédération Internationale de l'Automobile ainsi que des activités de R&D et d'homologation pour les circuits comme pour les routes.

Début 2017, outre ces fonctions, il a été nommé Directeur d'Epreuve adjoint en F1. A ce titre, il a officié aux côtés du Directeur d'Epreuve F1 Charlie Whiting tout au long de la saison 2017, en s'occupant principalement des questions sportives.

Jusqu'à son départ de la Fédération Internationale de l'Automobile prévu fin juin, M. Mekies continuera d'accomplir sa mission de Directeur de la Sécurité de la FIA. En revanche, il cesse dès à présent d'exercer toute fonction en Formule Un et d'intervenir dans toute question en lien avec la Formule Un, en quittant son poste de Directeur.
"
source: Nextgen-Auto.com

Accords Concorde - Horner commence à être inquiet pour 2021
En 2021, à l'expiration des actuels Accords Concorde, la F1 devrait prendre un autre tournant dans son histoire. Primes historiques des écuries, règlement aérodynamique, nouveaux moteurs... beaucoup de sujets seront sans doute bouleversés.

Mais alors que l'horloge tourne, Liberty Media n'a fait qu'annoncer un brouillon de projet aux écuries. Irritées par l'idée d'une redistribution plus équitable des revenus, Ferrari et Mercedes ont déjà fait part de leur opposition.

La négociation n'est pas aisée, mais pour tenir les délais imposés par le développement d'un nouveau moteur, les manufacturiers doivent être fixés le plus tôt possible. Les négociations vont donc bon train, en coulisses ou devant les médias, pour influencer le processus de décision. Zak Brown, le directeur de McLaren, a même dit craindre que les acteurs du sport se livrent à un "feu d'artifice en public" de déclarations incendiaires.

Christian Horner, le patron de Red Bull, est d'accord avec son homologue de McLaren. Pour lui, Liberty Media et la FIA devront vite annoncer leurs décisions aux écuries, et ne pas écouter les critiques des opposants - comme bien sûr Ferrari.

"Il y aura un problème si nous dépassons le milieu de l'année. Car alors les manufacturiers diront qu'ils manqueront de temps pour préparer 2021, et il y a beaucoup de postures qui sont prises aujourd'hui sur ce sujet. Il est crucial que Liberty Media et la FIA arrivent avec une position claire au sujet du règlement, particulièrement au sujet du moteur, d'ici le milieu de cette année."

"Ce projet doit être totalement partagé entre Liberty Media et la FIA. Dès qu'ils seront d'accord, l'opinion des écuries n'importera plus."

"La FIA et la FOM doivent d'abord être alignées sur leurs positions et ensuite présenter le règlement qu'elles souhaitent pour 2021, pour ce qui concerne les moteurs. Des parties extérieures à la F1 [des nouveaux motoristes ou écuries potentiels, comme Aston Martin] participent à ce processus de décisions et une fois encore, le timing est crucial pour elles si elles veulent décider d'arriver en F1 en 2021."

A l'opposé des deux autres top teams, Christian Horner a donc choisi son camp: Liberty Media. Ferrari et Mercedes semblent seules à s'opposer véritablement aux projets des Américains, mais il ne s'agit pas d'opposants de seconde zone...
source: Nextgen-Auto.com

Vasseur ne promet pas de miracles dès 2018 pour Sauber
Faudra-t-il s'attendre à voir Sauber progresser nettement dès cette première année de partenariat avec Alfa Romeo? L'écurie suisse a certes une grande marge de progression après avoir fini à la dernière place du classement des constructeurs en 2017.

Cependant, rappelle Frédéric Vasseur, son dirigeant français, Sauber s'est engagée sur un projet de long terme avec Alfa. L'ancien patron d'ART ne préfère pas fixer d'ambitions élevées pour cette saison 2018. Les essais hivernaux de Barcelone - Sauber n'y a pas brillé par sa performance pure - invitent en effet à une telle prudence.

"Pour nous, l'objectif est de revenir dans le rythme du milieu du peloton. Nous en sommes encore loin. Nous en étions très loin l'an dernier. La première étape pour nous est de rattraper le peloton. Quand ce sera le cas, nous serons de plus en plus attractifs pour les ingénieurs, pour les pilotes, pour tout le monde."

Toutes proportions gardées, Frédéric Vasseur rappelle que Red Bull et Mercedes ont eux aussi dû attendre plusieurs saisons avant de voir leur partenariat ambitieux véritablement décoller. Sauber pourrait ainsi devoir attendre jusqu'au début de la décennie prochaine pour redevenir une équipe visant régulièrement les points.

"Vous ne pouvez construire une équipe en un jour. Si vous regardez d'autres projets comme ceux de Red Bull il y a dix ans, ou ceux de Mercedes il y a sept ans, cela leur avait pris du temps pour être capables de se battre pour des championnats et pour gagner. Dans le cas de Mercedes, ils avaient repris l'écurie Brawn GP qui était championne du monde. Cela leur a pris cinq ans pour redevenir champion."

"Nous avons commencé notre projet à l'arrière du peloton, bien loin des autres. Nous devons être réalistes. Je sais parfaitement que cela prendra du temps pour que nous soyons performants et pour que nous nous améliorions. Je ne veux pas dire qu'il nous faudra être performants dès la semaine prochaine. Nous devons être meilleurs d'une semaine à l'autre. Nous devons faire mieux à Bahreïn qu'à Melbourne."

"Atteindre le milieu du peloton, c'est un projet de long terme, cela ne se fera pas en une année ou deux années. Regardez aussi Force India, c'est une autre bonne référence. Ils étaient très loin eux aussi du milieu de grille. Ils ont construit quelque chose de très solide. Ils étaient constamment 5ème, 4ème lors des deux ou trois dernières saisons. Mais il leur a fallu 10 ans pour y parvenir."

La recette du succès en F1 ne varie pas: c'est une question de budget et de recrutement de personnel. Sauber, confirme Frédéric Vasseur, a considérablement renforcé ses effectifs ces derniers mois. Mais il faudra du temps pour que ces renforts se concrétisent en dixièmes gagnés sur la piste.

"Nous sommes passés de 320 employés à plus de 400 aujourd'hui - et nous passerons peut-être à 450 employés durant la saison. Ce n'est pas facile et il faut le faire étape par étape. Vous devez digérer ce que vous mangez, et ainsi de suite. Si vous engagez 20 employés vous devez réorganiser l'entreprise, et c'est la même chose si vous en engagez 20 plus tard. Renault a fait cela ces 18 derniers mois et nous pourrons le faire nous aussi dans le futur."
source: Nextgen-Auto.com

Magnussen - Le HALO est pénible et moche
Kevin Magnussen continue de s'en tenir à son point de départ: il déteste le HALO. Le Danois ne trouve aucun intérêt à ce système, bien qu'il ne nie pas son avantage en termes de sécurité.

"C'est pénible et moche" assène Magnussen. "C'est difficile de monter et descendre de la voiture. C'est difficile de mettre et d'enlever le volant. C'est gênant et agaçant."

Néanmoins, Magnussen révèle qu'il n'a pas de problème avec le système lorsqu'il pilote: "C'est bon car dans les virages, on regarde à gauche et à droite. Cela nous distrait un peu mais ce n'est pas un problème."

"Néanmoins, si vous suivez quelqu'un dans le raidillon de l'Eau Rouge, vous ne pourrez pas voir s'il a fait une erreur en haut et fait un tête à queue. C'est sûrement pareil pour le premier virage à Austin. Mais pour moi, une Formule 1 est ouverte, donc c'est une mauvaise chose".."

Carlos Sainz, cependant, a noté un autre problème: "Quand il pleut, le HALO empêche les gouttes d'eau d'atteindre la visière, donc on ne peut pas dire s'il pleut ou non."

Quant à Robert Kubica, il rejoint plutôt l'avis de Pierre Gasly, qui avait expliqué que ce n'était pas évident de sortir de la voiture: "C'est un défi de sortir de la voiture. Après la première course en Australie, je pense que je me posterai dans la voie des stands pour m'amuser à les regarder sortir de leur voiture" a plaisanté le Polonais.
source: Nextgen-Auto.com

Todt veut un accord sur les moteurs de 2021 avant la fin de l'année
Dans le nombre important de chantiers à régler pour la FIA et Liberty Media, il y a toujours celui du futur règlement des moteurs de 2021.

Contrairement aux accords commerciaux, qui pourraient prendre plus de temps à être réglés, ceux des moteurs doivent être finalisés lors des prochains mois selon Jean Todt. C'est nécessaire selon le Français pour que d'éventuels nouveaux motoristes aient le temps de se préparer.

"Le travail est en cours. Nous allons commencer la saison 2018 mais nous travaillons déjà sur ces règles de 2021. Il est clair, et je l'ai déjà dit à notre personnel à la FIA, qu'il serait très injuste de tout déchirer et de repartir d'une page blanche."

"Pour moi il est essentiel d'optimiser ce qui a déjà été développé, ce qui est connu. Nous savons que la technologie progresse beaucoup. Pas seulement en se complexifiant mais aussi en se simplifiant. Donc l'idée globale est de faire en sorte de rendre les règles sur les moteurs meilleures."

Todt rappelle qu'il y avait déjà un accord de base avec tous les acteurs de la Formule 1: un moteur moins cher, qui tourne à plus haut régime, sans limite de consommation et pouvant tourner du premier au dernier tour d'une course à sa pleine puissance. Plus bruyant et plus simple mais toujours hybride.

"Tout le monde s'était mis d'accord là-dessus donc je vais faire en sorte que cela soit respecté. Je suis optimiste quant au fait de pouvoir trouver une solution qui convienne à tous, parce qu'il faut être juste envers les motoristes déjà présents et qui ont beaucoup investi. Nous ne voulons perdre personne. Ce ne serait pas juste de faire quelque chose juste pour attirer de nouveaux constructeurs sans respecter ceux qui nous ont fait confiance et qui veulent rester."

"Bien entendu, d'un autre côté, je serais heureux si nous avions de nouveaux motoristes. Pour cela nous devons avoir des règles claires et les annoncer aussi tôt que possible. J'ai parlé à quelques uns des constructeurs intéressés mais ils veulent connaitre les règles du jeu rapidement. C'est une requête justifiée. Le plus tôt sera le mieux. Avant la fin de l'année. Cela laisse 2019 et 2020 pour concevoir un moteur."
source: Nextgen-Auto.com

La Renault R.S.18 pourrait avoir des difficultés de refroidissement
La recherche de performance aérodynamique pose toujours des problèmes quand elle est poussée à la limite, et c'est ce qui pourrait arriver à Renault cette année. Le constructeur français craint des problèmes de refroidissement.

"Il peut y avoir des problèmes thermiques quand on intègre un moteur dans le châssis, mais ce n'est pas énorme" explique Bob Bell. "Si vous regardez la voiture par rapport à celle de l'année dernière, vous verrez que nous avons essayé d'aller encore plus loin pour réduire la taille des composants."

"Cela rend les flux thermiques plus difficiles à gérer. Donc nous avons fait au maximum pour gagner de la performance aérodynamique, et ça implique de tout rapprocher et de se donner des maux de tête avec la gestion des températures."

Renault a également revu la structure de sa boîte de vitesses dans le même but: gagner de la place et du poids. Ces changements sont faits pour gagner encore en poids et en clarté aérodynamique en réduisant l'impact de cette partie de la voiture.

"Nous aimerions encore sauver du poids et pouvoir emporter plus de lest afin de baisser le centre de gravité" explique Nick Chester, le directeur technique de Renault. "Si nous pouvons réduire le poids, nous amènerons des composés plus légers, nous les testerons le vendredi et nous les ferons rouler en course."

"Normalement, ce n'est pas qu'une seule pièce avec une nouvelle voiture, c'est un peu partout. On essaie de ne pas être trop conservateur mais on fait le tour et on voit ce que l'on peut enlever."
source: Nextgen-Auto.com

Hamilton - Je vais tout faire pour obtenir mon 5e titre
Lewis Hamilton a passé du temps à l'usine Mercedes avant de partir pour Melbourne.

Le quadruple Champion du monde a effectué un dernier debriefing avec les ingénieurs et son équipe de course, à quelques jours du premier Grand Prix en Australie.

Le Britannique se sent d'attaque pour cette nouvelle saison, qu'il aborde avec un état d'esprit très positif.

"Quand je viens à l'usine en début d'année, que je vois la voiture prendre vie dans tous les départements, je suis toujours fasciné. C'est une œuvre d'art qui prend forme et aujourd'hui nous en avons vu la conclusion avec les voitures prêtes à rejoindre l'Australie", dit-il.

"Je suis également toujours aussi ému par le travail que chacun réalise. Et faire les premiers essais d'une nouvelle F1 m'a encore donné les plus grandes sensations. Je suis privilégié de pouvoir être l'une des deux seules personnes qui peuvent piloter cette machine."

Hamilton sait déjà qu'il devra être à la hauteur du travail réalisé par Mercedes.

"Tout le monde a fait un travail incroyable et je veux que tout le monde le sache en donnant tout ce que j'ai lors de la première course. Et j'espère que nous pourrons battre les Red Bull et les Ferrari."

"C'est très encourageant de voir que même au bout de six années ici, tout le monde est toujours très motivé. Nous partageons tous cela. Tout le monde continue à pousser plus fort et plus loin. Il y a une telle unité qui s'est développée dans cette équipe, il n'y a rien de tel et c'est ce qui fait que nous sommes la meilleure équipe. Cela m'inspire vraiment et je vais tout faire pour obtenir mon 5ème titre."
source: Nextgen-Auto.com

Jean Todt est agacé par les critiques au sujet du HALO
Jean Todt s'est montré déçu de l'attitude des pilotes qui se sont montrés très critiques envers le HALO. Bien que la FIA ait validé son introduction rapide, le président de la fédération rappelle que c'est l'association des pilotes, le GPDA, qui a tenu à trouver un système.

"C'est assez récent, et c'était une demande des pilotes" lance Todt. "Le 16 décembre 2015, j'ai eu une lettre signée par Jenson Button, Sebastian Vettel et Alex Wurz qui nous demandaient d'accélérer la conception d'une protection pour la tête des pilotes."

"Je leur ai dit que nous étions là pour le faire et nous avons mis la priorité sur ceci. Le 27 juillet 2016, les pilotes savaient que nous aurions une réunion et ils ont demandé de respecter ce qui avait été demandé au sujet de la sécurité. Donc nous nous sommes engagés."

"Je dois dire que je ne suis pas surpris, vous savez que j'aime la F1, mais je déteste cette partie là. Il y a des gens qui ne tiennent pas parole, mais pour moi le plus important est de tenir sa parole. Nous l'avons fait et certains l'ont oublié."

Toto Wolff a dit qu'il aimerait couper lui-même le HALO avec une tronçonneuse mais Jean Todt ne préfère pas réagir à ces propos du patron de Mercedes.

"Je ne réagirai pas à ce qui a été dit, ce n'est qu'un jeu d'enfant. Je vous dirai juste que j'aime la F1 et je pense que nous devrions tous l'aimer. Je pense que ce n'est pas approprié, de la part de qui que ce soit, de dénigrer quelque chose publiquement. Pour moi, les critiques constructives sont intéressantes car elles font avancer. Mais les critiques publiques n'ont aucun intérêt."

"Pour moi, le HALO ne pose pas problème. Je suis stupéfait d'entendre des gens dire que le sport automobile doit être dangereux et que si un accident arrive, il arrive. Si nous pouvons l'éviter, pourquoi ne protégerions-nous pas la vie des autres?"

"C'est un système de sécurité. C'est une attitude humaine de ne pas aimer le changement mais quand on sait que le changement est bon après l'avoir testé et expérimenté, on devrait le valider."

Todt termine par une simple question: "Pouvez-vous imaginer ce que nous ressentirions si quelque chose arrivait et que nous aurions pu avoir le HALO pour empêcher que ça arrive?"
source: Nextgen-Auto.com

La FIA autorise l'aileron soufflé de Renault
La FIA s'est penchée sur la sortie d'échappement de Renault, très innovante puisqu'elle réussit à souffler les gaz d'échappement sur l'aileron arrière. Aucune illégalité n'a été détectée dans ce système mais en revanche, la FIA agira si Renault développe un mode spécial de son moteur pour faire fonctionner le système.

"Je pense que nous devons accepter qu'il y a toujours eu un effet d'échappement sur les ailerons" reconnaît Charlie Whiting, directeur de course. "En 2012 et 2013, c'était très important, mais nous avons réglé cela car les règles de 2014 ont été faites pour qu'il n'y ait pas d'effet de l'échappement."

"Il peut y en avoir un petit. Nous devons composer avec cela et nous verrons au fil de l'année si nous devons faire quelque chose pour le minimiser. Le plus important est qu'ils ne fassent rien, je dirais, comme développer un mode spécial du moteur."

Les monoplaces soufflaient leurs échappements dans le diffuseur au début des années 2010. De fait, la FIA a prévu la position de l'échappement au milieu de l'aileron pour limiter cet effet, mais Renault a réussi à exploiter le changement de règlement qui a vu l'aileron être rabaissé.

"Nous avions quelques inquiétudes au sujet d'échappement soufflé l'an dernier car avec les ailerons plus bas de 15 centimètres qu'en 2016, il y avait des gains à trouver. C'est pour ça que nous avons mis l'échappement au milieu et spécifié un angle minimum."

"Mais les équipes ont réussi à créer le monkey seat et ce genre de chose, que nous avons ensuite supprimé en changeant les règles concernant la carrosserie. Il y a eu toutefois une petite opportunité car c'est comme ça que fonctionnent les équipes. Vous enlevez une chose, elles essaient de récupérer 10% de ce qu'elles y trouvaient."

"Il y a une hauteur maximale pour les échappements qui est de 550 millimètres. Je pense que l'effet que Renault y trouvera est minime. Je ne vois pas de problème avec cela du moment qu'ils ne fonctionnent pas avec un mode de moteur qui ne serait pas normal."
source: Nextgen-Auto.com

Abiteboul - On ne peut pas connaître le nom du champion avant la saison
Renault et son patron, Cyril Abiteboul, ont de nouveau expliqué vouloir finir au quatrième rang du Championnat des Constructeurs cette saison. Le Français explique que Renault n'a pas pris de risque et a préféré continuer son développement de manière solide.

"Nous débutons cette saison avec une approche conservatrice" a expliqué Abiteboul. "Nous nous concentrons sur la fiabilité, qui est importante car nous avons une approche totalement différente avec la nouvelle boîte de vitesses, la nouvelle suspension, et ainsi de suite. C'est une grande nouveauté. L'an dernier, nous avons progressé de la neuvième à la sixième place et nous devons continuer."

Abiteoul pense que du côté du moteur, Renault est en train de réduire l'écart sur Mercedes et Ferrari, qui étaient en avance l'an dernier: "Nous visons des objectifs de fiabilité et de performance, mais ce n'est qu'un point de départ."

"Nous considérons Red Bull et McLaren comme des partenaires et non comme des clients. Nous garantissons que tout le monde est traité de la même façon. Mais c'est une chose que nous pourrions revoir au moment où la nouvelle génération de moteur arrivera en 2021."

Red Bull et Renault pourraient toutefois séparer leur route plus vite que prévu, dès l'an prochain: "C'est encore tôt pour le dire, mais je veux souligner une chose: Il n'y a pas eu une seule saison sans discussion intense avec eux, et nous sommes quand même ensemble depuis 12 ans. Je ne dis pas que nous serons encore ensemble l'an prochain mais nous voulons clarifier la situation rapidement."

Abiteboul explique ensuite qu'il veut voir la F1 changer dans les prochaines années: "On ne peut pas continuer comme cela. On ne peut pas connaître le nom du Champion du monde avant la saison."

"Ce n'est pas sain, et ça n'aide personne. Nous devons travailler avec Liberty Media, mais aussi avec Ferrari, Mercedes, McLaren et les autres pour faire ces changements."

"Nous devons le faire sans endommager l'ADN de la Formule 1. La perception du public a changé et la recette des années passées ne marche plus dans un monde qui change sans cesse. Nous devons nous concentrer sur le sport, pas sur la technologie."
source: Nextgen-Auto.com

Vettel assure que Ferrari a privilégié le roulage à Barcelone
Sebastian Vettel a conclu ses essais hivernaux par des roulages importants et des chronos intéressants. L'Allemand est satisfait de la préparation de Ferrari et s'attend à un début de saison solide.

"Je pense que nous partons d'une bonne base avec notre SF71H" analyse Vettel. "Nous devrons désormais travailler sur le développement afin d'explorer et d'améliorer son potentiel. J'ai une grande confiance en l'équipe, je sais à quel point les gars de Maranello sont talentueux et impliqués."

"Nous avons fait un bon travail au niveau du roulage puisque nous avons cumulé 4323 kilomètres. J'ai signé un record de 188 tours en un jour, ce qui représente 875 kilomètres, et j'en ai aligné un total avoisinant les 3000! Nous n'avons rencontré aucun problème majeur avec la voiture et j'ai pris du plaisir à la piloter."

Vettel pense également que les principaux concurrents de Ferrari n'ont pas totalement cherché à exploiter leur potentiel.

"Ils ont utilisé un seul type de gomme pour les simulations sur la distance d'une course, ce qui est impossible à faire durant un Grand Prix. Cela joue sur les stratégies et donc sur les résultats."

Il ne s'attend pas à devoir gérer une dégradation trop importante de ses pneus.

"Je pense que c'est normal après quelques jours, que chaque équipe essaie de diriger Pirelli vers des caractéristiques qui conviennent à leur voiture. Pirelli a fait un bon travail avec la sélection des composés de gommes."

Vettel conclut sur une révélation: "nous n'avons jamais roulé avec le réservoir vide ou roulé avec les pneus les plus tendres avec un réservoir peu rempli. Ce n'est donc que samedi prochain, à Melbourne, que nous saurons à quel point nous sommes rapides."

"Nous savons que nous pouvons construire sur 2017, nous savons quelles sont les choses à améliorer. Ce qui est important c'est de voir maintenant si notre nouvelle voiture est immédiatement compétitive."
source: Nextgen-Auto.com

Prost - Il faudra réussir le retour de la F1 en France dès cette année
Alain Prost a de nouveau salué le retour du Grand Prix de France en Formule 1, dix ans après la dernière épreuve qui se tenait à Magny-Cours.

Cette fois, les monoplaces seront de retour sur le circuit du Paul Ricard, au Castellet.

Pour le consultant de Renault F1, qui avait tenté par le passé de faire revenir un Grand Prix en France du côté de Paris, c'est évidemment une joie.

"On l'a longtemps attendu. Le voilà enfin!" a expliqué Prost à 'Nice Matin', lors de sa démonstration dimanche après-midi avec Nico Hülkenberg.

"Pour y arriver, il fallait une prise de décision forte. Christian Estrosi a su fédérer beaucoup de gens autour de lui. Autant au niveau local que sur le plan national. De quoi remettre en route cet événement important. Pour la région et le pays, cela permet d'abord de rayonner dans le monde. Et puis ça crée aussi des retombées économiques, des emplois, des synergies, des vocations..."

Beaucoup de choses sont mises en œuvre pour que ce retour soit réussi, dès la première année.

Pour Prost c'est "absolument" primordial parce que "le premier bilan conditionnera la suite."

"Ce Grand Prix doit d'abord créer son identité. Chaque étape, à Abu Dhabi, à Singapour et ailleurs, possède son caractère propre, ses spécificités. Il ne faut pas imiter, ni copier. Plutôt chercher à construire quelque chose de différent, d'original, en se servant des leçons du passé."

Le quadruple Champion du monde admet ne pas avoir vu en détail les dernières modifications apportées au circuit pendant l'hiver.

"Par rapport à notre époque, je sais que le S de la Verrerie situé au bout de la ligne droite du départ présente un nouveau visage. Et puis la ligne droite du Mistral est coupée en deux puisque les pilotes emprunteront la chicane nord. Si certains puristes peuvent le regretter, ce choix se comprend. Il y aura une zone de dépassement supplémentaire. Le spectacle va y gagner."
source: Nextgen-Auto.com

Renault soutient le projet de budgets plafonnés
Le projet de budgets plafonnés, soutenu par Liberty Media, vise à réduire l'écart entre les écuries d'usine et les écuries privées. Ferrari et Mercedes sont vivement opposées - fort logiquement - à cette perspective.

En revanche, du côté de la dernière écurie d'usine à être arrivée en F1, Renault, un son de cloche différent se fait entendre. Le constructeur français n'a pas encore atteint la taille critique de ses concurrents directs. C'est peut-être ce qui explique le soutien, désormais officiel, de la compagnie française aux budgets plafonnés.

"Renault est en faveur d'une réduction du budget nécessaire pour courir en F1 et y réussir" a confirmé Bob Bell, le patron du département technique de Renault. "Pour le moment la disparité des budgets entre écuries - que ce soit au niveau des dépenses ou des revenus - est immense. Pour réussir en F1 il ne faudrait pas avoir à dépenser autant d'argent."

"Nous devons trouver des moyens pour réduire les coûts et rapprocher les performances. Nous soutenons tout à fait toutes les initiatives en ce sens, et si l'on parle de budgets capés, nous les soutiendrons. Si l'on choisit de revoir le règlement pour réduire les coûts, nous soutiendrons aussi cette initiative. Je ne peux imaginer que quiconque soutiendrait volontairement un projet visant à augmenter les coûts."

"De manière réaliste n'importe quelle équipe sur la grille devrait être dans une situation financièrement soutenable, et pouvoir survivre sans perdre de l'argent. Prenez une équipe comme Force India, ils ont survécu ces dernières années seulement parce que Vijay a mis plus d'argent."

"Manor, par exemple, survivait seulement parce que son propriétaire y investissait plus d'argent. Mais en F1, les équipes devraient toutes pouvoir être auto-suffisantes grâce aux revenus générés. C'est ainsi que la F1 devrait être."

Renault doit être rapidement fixée sur les plans de Liberty Media pour le futur. En effet l'écurie française continue d'embaucher à tour de bras depuis le rachat de Lotus. Si les budgets capés sont mis en œuvre, des employés fraîchement engagés pourraient rapidement devoir quitter le navire... Bob Bell explique que Renault s'adapte à cet environnement encore incertain.

"Notre équipe est managée d'une manière très raisonnable. Une manière de le prouver, c'est de rappeler que nous étions 6ème du championnat l'an dernier. Nous devons être capables de nous maintenir confortablement à la quatrième place du classement des constructeurs. Si vous prenez une équipe comme Force India, ils ont pu réussir cela, donc nous devrions pouvoir faire le même travail avec à peu près les mêmes ressources. C'est clair."

"Quand nous pourrons prouver que l'écurie Renault en particulier est capable de réussir ce qu'a fait Force India, alors, la maison-mère Renault commencera à signer plus de chèques, pour que nous ayons beaucoup plus d'employés et de ressources. Nous devons faire nos preuves à chaque étape. Une fois que ce sera fait, alors nous pourrons commencer à avoir une discussion au sujet de ce qu'il faudra faire pour arriver au niveau de Mercedes, Ferrari et Red Bull, parce qu'ils sont dans une autre division en termes de ressources."

"Mais nous sommes préparés pour cela, Renault est préparée pour cela et donc nous nous développerons jusqu'à un point où nous croyons qu'il est raisonnable d'être - c'est-à-dire que nous voulons pouvoir nous battre de manière constante pour la 4ème place. Ensuite, il faudra passer à une autre étape et commencer une autre discussion au sujet de nos ressources. La beauté de tout cela, c'est que la F1 change et si des budgets capés sont soudainement mis en place et que toutes les équipes doivent réduire leurs effectifs, alors, cela nous affectera. Il ne faudrait pas devoir faire soudain machine arrière. Donc nous jugeons cette situation de manière raisonnable."
source: Nextgen-Auto.com
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