En naviguant sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites.
En savoir plus Accepter
Vous êtes dans: Accueil » Actualités » Brèves du paddock

Brèves du paddock

Les news du Vendredi 10 Août 2018

Brawn veut un équilibre entre le rôle du pilote et celui de la monoplace
Ross Brawn est désormais à la tête de la Formule 1 aux côtés de Chase Carey et Sean Bratches depuis plus d'un an, et le Britannique commence à tirer un bilan de ses actions et de celles de Liberty. Il veut continuer sur la même lancée mais rappelle le plus important: préserver l'ADN de la discipline.

"Si vous vouliez mesurer le succès pour nous maintenant, ce serait voir si on a maintenu l'intégrité du sport", a déclaré Brawn. "C'est très important, la qualité du sport."

Brawn veut clairement augmenter l'implication des fans auprès du monde de la F1: "Augmentez-le d'une manière qui préserve l'intégrité du sport. Mais trouvez des moyens d'engager de nouveaux fans de différentes manières ou de les rendre plus conscients de ce qu'est la Formule 1."

Selon lui, le format des courses, et surtout leur déroulement, pose toujours problème: "Une course d'une heure et demie à deux heures est une bonne chose. Je l'ai toujours cru et il est intéressant de constater que dans toutes les discussions que nous avons eues avec les fans, un grand pourcentage d'entre eux sont d'accord."

"Vous regardez un match de football, ce n'est que quelques heures. Un grand événement sportif doit avoir de la substance. Je pense que la durée d'une course de Formule 1 est correcte. Je pense que nous avons besoin de plus d'action dans une course de Formule 1."

Le système de points est également au centre d'une réflexion, bien que celui-ci semble satisfaire tout le monde: "Nous avons une discussion sur le système de points en ce moment. C'est une grande décision de le changer. Si nous le changeons, il faut le laisser tranquille pendant 10 ans, nous ne voulons pas continuer à le modifier."

Il ajoute également que la force de la F1 réside, d'après lui, dans le parfait équilibre entre l'humain et la technologie: "C'est ce qui rend le sport si unique. Les grands pilotes ont besoin d'une bonne voiture, ils n'ont pas nécessairement besoin de la meilleure voiture. Mais alors vous pouvez obtenir des pilotes moyens avec une voiture fabuleuse."

"Cela fait partie de la merveilleuse dynamique de la Formule 1. Mais vous devez garder cela au bon niveau. La technologie ne peut pas tout contrôler. Et je pense que si nous avions les mêmes voitures et si les pilotes étaient la variable, ce ne serait pas juste non plus."
source: Nextgen-Auto.com

Horner révèle les dessous du fameux 'Multi 21' de Red Bull
En début de saison, cela a fait cinq ans que Red Bull a dû maîtriser l'un des nombreux conflits entre ses pilotes, en particulier pour la relation tumultueuse entre Sebastian Vettel et Mark Webber. Le conflit en question est encore appelé aujourd'hui le fameux 'Multi 21'.

Cela signifiait que le muret des stands avait indiqué plusieurs fois à ses pilotes que la numéro 2, de Webber, resterait devant la numéro 1 de Vettel. C'était sans compter sur le fait que l'Allemand serait hermétique à la consigne, et il avait finalement dépassé Webber pour aller gagner la course. Christian Horner explique que cette manœuvre était une vengeance datant d'Interlagos en 2012.

"Sebastian se battait contre [Fernando] Alonso pour le championnat et Mark l'avait serré contre le mur des stands au départ, au Brésil, lors de la course finale du championnat", explique le boss de Red Bull Racing. "Après cela, Vettel s'est fait percuter par Bruno Senna. Sebastian était très en colère à ce sujet..."

Il avait finalement remonté tout le peloton pour aller chercher le titre, mais Horner révèle que lui, comme son pilote, était agacé envers Webber: "Parce que nous en avions discuté avant la course, Mark n'était pas dans le championnat et il devait faire tout ce qui était possible pour soutenir son coéquipier. Mais la situation s'est envenimée et a mené jusqu'à l'épisode en Malaisie."

"C'était littéralement deux courses plus tard, séparées par environ quatre mois. Mark était dans la voiture de tête, Sebastian avec des pneus neufs dans la voiture derrière. Les pneus étaient assez fragiles, nous leur avons dit de garder les positions et Sebastian a pensé 'allez vous faire foutre'."

Horner est certain que c'est l'envie de revanche sur le Brésil 2012 qui a poussé Vettel à ne pas entendre les consignes: "J'en suis sûr à 100%. Sebastian lui a avoué lorsqu'ils ont discuté deux semaines plus tard en Chine. C'était probablement aussi tendu que possible."

Enfin, Horner explique comment il a dû parler du fameux 'Multi 21'... à la Reine d'Angleterre!

"J'avais été invité à un déjeuner offert par la Reine et le duc d'Edimbourg. Je m'attendais à ce qu'il y ait environ 200 personnes, et il s'est avéré qu'on était 10 là-bas. J'ai déjeuné avec la Reine et le Prince Philip et je leur ai expliqué ce qu'était un 'Multi-21' et pourquoi notre pilote australien était particulièrement grincheux envers notre pilote allemand!

"J'ai eu cette conversation pendant le déjeuner avec la Reine! Elle semblait s'y intéresser de près et l'assimilait à une course de chevaux. Et le prince Philippe était aussi incroyablement intéressé, parce qu'il demandait si nous pouvions jeter un coup d'œil à l'une de ses voitures pour la rendre plus rapide. C'était une situation des plus bizarres."
source: Nextgen-Auto.com

Liberty 'n'aura pas peur de prendre des risques' pour le calendrier 2020
En attendant les Accords Concorde de 2021, Liberty Media a un chantier de plus court terme à mener: la finalisation du calendrier 2019. Plusieurs inconnues sont au programme: Hockenheim sera-t-il confirmé pour remplacer Miami - le Grand Prix de Floride ne sera pas prêt à temps? Le circuit de Suzuka (qui appartient à Honda) signera-t-il enfin sa prolongation de contrat?

"Nous n'avons pas encore annoncé le calendrier 2019", rappelle Chase Carey, le patron de la F1.

"Nous allons certainement l'annoncer à la fin du mois, dans les prochaines semaines. Nous allons clairement dévoiler un calendrier préliminaire qui devra être approuvé par la FIA et passer les autres étapes de validation", précise le PDG de la F1.

Pour autant, l'on sait déjà qu'il ne faut pas s'attendre à une révolution majeure du calendrier...

"Du point de vue commercial, le calendrier 2019 ressemblera dans les grandes lignes au calendrier de cette année, puisque nous avons fini avec succès de renégocier la plupart des accords des promoteurs."

L'année 2020 devrait être celle en revanche de plus grands changements...

"Nous tournons déjà notre énergie vers le calendrier 2020, et nous sommes particulièrement excités par un certain nombre d'opportunités pour ajouter des nouveaux événements au calendrier de 2020. Ces évènements, je crois, captureront vraiment l'imagination des fans et seront largement soutenus. En fait, nous progressons avec confiance."

"Notre course potentielle à Miami fait partie de ces opportunités. Nous visions initialement une course à Miami pour la fin de l'année 2019 - c'était un calendrier que nous savions particulièrement serré, puisqu'il y a beaucoup de problèmes locaux à gérer. Il est plus important d'avoir une course formidable en 2020, que d'avoir une course moins géniale mais dès 2019. Par conséquent, nous avons fait le choix prudent de nous concentrer sur 2020. Le soutien et l'enthousiasme aujourd'hui à Miami sont formidables et nous avons hâte d'organiser un évènement spécial là-bas."

Greg Maffei, PDG de Liberty Media et supérieur hiérarchique de Chase Carey, est conscient que l'attractivité de la F1 passe en partie par un bon calendrier. C'est pour cela qu'il dit "ne pas avoir peur de prendre des risques" pour trouver de nouvelles destinations pour la F1.

"Nous pouvons certainement nous le permettre. Et si le retour sur investissement justifie le risque, alors, je ne veux certainement pas niveler notre modèle économique par le bas. Nous ne recherchons pas à transformer notre modèle, mais nous regardons chaque évènement en examinant ses propres caractéristiques."
source: Nextgen-Auto.com

Sirotkin pense que ses performances sont sous-estimées
La première saison en Formule 1 de Sergey Sirotkin est plus difficile que prévu, puisque le Russe pilote la voiture la plus mauvaise de la grille. Néanmoins, il estime avoir bien réussi sa première partie de saison et regrette de ne pouvoir l'affirmer haut et fort, compte tenu de ses résultats bruts.

"Je veux dire, c'est très difficile à voir parce qu'il est certain qu'avant la saison, les attentes étaient très différentes", analyse Sirotkin. "Je veux dire, c'est très difficile à voir parce qu'il est certain qu'avant la saison, les attentes étaient très différentes"

"Honnêtement, c'était encore difficile pour moi, en tant que pilote, de me retrouver dans cette situation, mais en même temps, cela a été un très bon coup de pouce et un grand défi. J'ai toujours cette sensation qu'il a été si souvent quand je pensais avoir fait un très, très bon travail, mais de l'extérieur cela ne semble pas mieux que correct. Dans de tels moments, il est assez difficile de s'évaluer soi-même."

Il analyse ensuite les deux courses qu'il estime avoir réussi au mieux: "L'Autriche et l'Allemagne sont plus de ces cas où j'étais vraiment, vraiment heureux de ce que j'ai fait, mais encore une fois je suis un peu timide de dire cela parce que je sais de quoi ça a l'air de l'extérieur, et ça n'arrange probablement pas cette vision de l'entendre venir de moi."

Il est au contraire fier de la manière dont il s'est intégré au sein de l'équipe Williams, et de la manière dont il a abordé ce défi, devant à la fois découvrir la F1, son équipe, et les grosses difficultés d'une voiture difficile à conduire et peu performante.

"Je dirais bien sûr que cela ne correspondait pas aux attentes, mais je pense que je peux être plus que satisfait de la façon dont je me suis remis de la situation et j'ai vraiment l'impression d'avoir ma place dans l'équipe. J'aime vraiment assumer ce rôle, assumer cette responsabilité, relever ce défi, et aussi ressentir de la confiance envers moi."

"Le pilote n'est pas là que pour piloter la voiture, il est aussi là pour s'intégrer à l'équipe et faire partie de l'ensemble. J'aime vraiment ça. Encore une fois, cela a été très difficile et c'est un grand défi, mais j'ai vraiment la foi et de grands espoirs que nous nous en sortirons ensemble, comme une seule équipe."
source: Nextgen-Auto.com

La course au développement est devenue primordiale en F1
Force India est en difficulté financière en ce moment et voit à cette occasion sa courbe de développement ralentir. Pourtant, le directeur des opérations, Otmar Szafnauer, estime que c'est devenu l'une des parties les plus importantes de la discipline et assure qu'il travaille, en dépit du manque d'argent, pour que la voiture évolue au maximum.

"Je l'ai toujours dit et je l'ai dit à tout le monde dans notre usine, c'est une course au développement, c'est ce dans quoi nous sommes et plus que jamais" déclare Szafnauer. "Nous mesurons notre taux de développement par rapport aux meilleures équipes, ce qui nous permet de savoir où nous en sommes. Est-ce que nous nous développons aussi rapidement qu'eux ou sommes-nous en retard?"

"Malheureusement, c'est ce qu'est la Formule 1 et nous devons être préparés pour cela, il faut avoir une organisation qui est préparée pour cela. Il faut avoir les outils pour se développer plus vite que la concurrence et c'est de cela qu'il s'agit. Donc, à moins que la réglementation ne change de façon significative, c'est ainsi que nous menons nos activités."

Un avis que partage Toto Wolff, qui estime lui aussi que la course au développement est plus importante qu'elle ne l'a jamais été en Formule 1: "Oui, je suis d'accord. C'est le taux de développement le plus élevé que nous ayons vu ces dernières années, tant du côté du châssis que du côté du moteur."
source: Nextgen-Auto.com

Massa comprend le risque pris par Ricciardo
La décision de Daniel Ricciardo de quitter Red Bull a surpris beaucoup de monde. Mais Felipe Massa, ancien pilote de F1 qui travaille aujourd'hui pour la FIA sur le karting, comprend pourquoi l'Australien a fait ce choix.

Ricciardo s'est engagé avec Renault F1, dans l'espoir que l'équipe française continue sa progression actuelle, jusqu'à rejoindre et battre les trois top teams que sont Mercedes, Ferrari et Red Bull.

Mais Massa pense qu'il y a aussi d'autres raisons.

"Daniel, comme nous tous, ne sait pas du tout ce qui va se passer avec le moteur Honda l'année prochaine", confie le Brésilien.

"Il n'est aussi pas très heureux de la façon dont les choses se passent avec Max Verstappen."

"Rejoindre Renault, c'est un risque qui paiera ou non."

Pendant ce temps, Fernando Alonso a réagi sur ses réseaux sociaux au fait que Christian Horner ne le considérait pas comme un remplaçant potentiel à l'Australien chez Red Bull. Le directeur de l'équipe de Milton Keynes a en effet déclaré, comme nous vous le rapportions hier, que l'Espagnol "semait un peu le chaos" dans les équipes où il passait.

La réponse d'Alonso? Une longue série d'émojis qui pleurent de rire agrémentée d'un "non merci..."
source: Nextgen-Auto.com

Gasly a atteint 'presque tous ses objectifs' cette année
26 points marqués contre 2 pour Brendon Hartley: le bilan de cette saison 2018 est pour le moment plus que satisfaisant pour Pierre Gasly. Désormais, le Français fait partie des favoris pour remplacer Daniel Ricciardo chez Red Bull l'an prochain.

"Oui, objectivement parlant, si l'on examine le tableau d'ensemble, cette saison est vraiment positive" confirme aujourd'hui le Normand, après un dernier Grand Prix en Hongrie conclu par une belle 6ème place.

"Bien sûr, nous avons eu des Grands Prix très réussis et d'autres non. Je dirais que nous avons été vraiment constants dans l'ensemble - et nous allons essayer de poursuivre sur cette lancée durant la deuxième moitié de la saison."

"Malheureusement, lors de deux Grands Prix, je n'ai pu vraiment courir, à Barcelone et au Paul Ricard [accidents aux départs], donc j'ai perdu deux opportunités."

"Nous avons saisi d'autres opportunités, comme à Bahreïn par exemple... C'était juste incroyable, au-dessus des plus grandes attentes que nous pouvions avoir pour cette année, en particulier après deux courses."

"Quant à mon premier Grand Prix à Monaco... Je savais à quel point la piste serait difficile dans une F1. Mais ce fut juste une course géniale."

"Donc je dirais que dans l'ensemble, j'ai eu beaucoup d'expérience différentes. Ce fut formidable."

Pierre Gasly s'était fixé des objectifs en début de saison, notamment être constant et progresser au fil de la saison. A-t-il atteint ses objectifs aujourd'hui?

"Presque tous. Mais en un sens je ne suis jamais satisfait. Bien sûr, la constance est quelque chose que j'espérais trouver dans cette équipe... arriver sur chaque Grand Prix et se battre à peu près pour les mêmes places était plus ou moins ce que je recherchais. Mais pour le moment, alors que sur une course, nous semblons pouvoir nous battre pour le Top 10, lors de la course suivante, nous sortons dès la Q1, immédiatement, sans pouvoir défendre nos chances..."

"Finalement, vous ne savez jamais vraiment ce que vous allez pouvoir extraire de votre package. Mes qualifications à Silverstone... j'ai probablement signé le meilleur tour de ma saison là-bas, mais j'étais seulement 14ème sur la grille. C'est donc difficile d'être heureux. J'étais vraiment heureux de mon tour, mais quand j'ai vu le résultat, j'étais vraiment déçu."

"Je me suis dit, OK, j'ai extrait le maximum du potentiel de la voiture, et voici le résultat. Je sais que j'ai rempli ma part de travail, et c'est ce que l'équipe attend de moi. Mais parfois, une même performance peut valoir la 15ème ou la 9ème place."
source: Nextgen-Auto.com

5 courses en 6 semaines, 'ça nous a tué' selon Wolff
Avant d'entamer sa pause estivale, la Formule 1 a enchaîné les courses avec un rythme impressionnant et même inédit.

Avec cinq courses en six semaines, dont trois à la suite en France, Autriche et Grande-Bretagne, les organismes ont été mis à rude épreuve dans les équipes.

C'est ce que confirme Toto Wolff, le directeur de Mercedes F1.

"Çà nous a tué! Et encore, ce que vous voyez, c'est l'équipe pendant 21 week-ends par an, il y a tous les voyages aussi. Mais le travail ne s'arrête pas le dimanche soir, après la course", explique l'Autrichien.

"Au contraire, ce qui compte c'est le lundi matin. Quand il faut faire le debriefing complet. Parce que c'est là que nous trouvons de la performance, à l'usine. 90% de la performance."

"Quand on revient tard le dimanche soir ou tôt le dimanche matin, et qu'on doit enchainer avec une journée habituelle au bureau, c'est dur."

"C'est pourquoi 21 courses, c'est très difficile à gérer pour nous ou pour n'importe quelle autre équipe."

On ne sait pas encore si le calendrier 2019 comportera 20 ou 21 courses mais les équipes ont déjà eu la promesse qu'il n'y aurait plus d'enchainement de trois courses à la suite.
source: Nextgen-Auto.com

Les Accords Concorde pourraient être finalisés 'dans les prochains mois'
Chase Carey, PDG de la F1, sous la houlette de Greg Maffei, le PDG de Liberty Media, continue de mener les négociations avec les écuries pour signer de nouveaux accords Concorde, à partir de 2021. Règlement moteur, règlement châssis, mais aussi et peut-être surtout, redistribution de revenus et budgets plafonnés: les chantiers sont innombrables et les ambitions des Américains débordantes.

Toutefois, pour mener à bien ces négociations, Chase Carey doit faire avec l'opposition de plusieurs grandes écuries, dont en premier lieu Ferrari...

"Nous avons toute une série d'initiatives pour améliorer la compétitivité, l'action et l'imprévisibilité de la F1" se réjouit Chase Carey. "Nous avons introduit des changements réglementaires pour 2019 et nous allons présenter une plus large liste de changements dans les semaines à venir, pour améliorer encore le sport."

"De manière plus significative, nous continuerons à avancer en présentant une palette plus large de changements pour 2021: cela concerne la structure des coûts, la redistribution des revenus, le règlement, et la gouvernance - ce que l'on nomme les Accords Concorde."

"Nous avons fait de bons progrès avec les équipes et nous sommes tombés d'accord sur les objectifs des négociations. Et maintenant, il nous faut travailler sur les détails pour trouver les bons compromis, alors que nous finaliserons ces accords dans les mois à venir en vue de la saison 2021."

Comme l'a précisé Chase Carey à ses actionnaires, c'est avec une ambition de long terme que Liberty Media veut restructurer le sport pour le rendre plus sain. Quitte à sacrifier les revenus à court terme?

"Oui, nous nous préoccupons du court terme, mais au bout du compte, notre véritable objectif est de penser comment nous pourrons amener ce business à un autre niveau. Nous pensons qu'il y a une opportunité aujourd'hui pour y arriver. Donc c'est vraiment la première des priorités: amener le business là où nous pensons qu'il peut être. Cela ne signifie pas que nous allons détourner nos regards du court terme. Mais cette année, nous sentons qu'il y a un bon élan, nous sommes sur une bonne dynamique - nous n'avions rien de tel il y a un an encore."

Conscient que les actionnaires recherchent aussi du rendement à court terme, Greg Maffei, le PDG de Liberty Media, vient au secours de Chase Carey.

"Chase, Sean Bratches et Ross Brawn ont fait un travail formidable pour apporter une nouvelle dynamique à la F1, qui habituellement, était plutôt tournée vers le court terme. Ils veulent plus largement construire les fondations d'un sport plus sain, pour qu'il puisse bénéficier à tous. Et je pense que cela va se révéler dans les Accords Concorde, où l'on trouvera probablement cet esprit de compromis, qui va bénéficier à tous dans le sport et avant tout à nos fans."

Parmi les points qui bloquent encore, on sait que Ferrari est vivement opposée à une redistribution plus égalitaire des revenus...

"En fait, j'ai un bon pressentiment sur les discussions" tempère Chase Carey. "Nous allons rentrer dans les détails mais je pense que les parties sont d'accord sur les objectifs, la direction générale. Donc il faut trouver les bons compromis, une fois que nous serons rentrés dans les détails.

"J'ai un bon pressentiment, oui, sur la manière dont nous abordons, de manière plus globale, les négociations. Il y a un objectif qui est partagé pour y arriver, mais nous n'allons pas forcer les choses de l'extérieur en l'état présent. Mais notre objectif est d'avancer et d'essayer de conclure les Accords dans les mois à venir. C'est ainsi."

"S'agissant de la redistribution des revenus, entre les équipes et entre nous et les équipes, à ces deux niveaux... cela fait partie de ces discussions menées plus sur le long terme - pour 2021. Mais c'est la première année que nous commençons ce genre de négociations. Pour le moment, nous menons ces discussions en privé avec les équipes, et ensuite, nous pourrons les finaliser."

"Nous serions heureux de discuter de la situation des négociations, et de notre opinion au sujet de la réforme de la structure actuelle. Mais ces discussions sont menées entre les équipes et je ne vais pas beaucoup les commenter par conséquent, parce que je pense que de telles négociations sont le mieux menées en privé, entre nous et les équipes.
source: Nextgen-Auto.com

Brawn estime que la F1 n'est pas prête à passer à l'électrique
Ross Brawn a été amené à comparer la Formule 1 à la Formule E, la discipline de monoplaces 100% électriques. Le directeur sportif de la F1 se veut plutôt réticent à envisager un avenir proche électrique pour la F1, estimant que la technologie est trop jeune et trop peu performante.

"Je pense que nous devons respecter ce que fait la Formule E et ce qu'elle accomplit" reconnaît Brawn. "Mais si vous regardez l'ampleur des deux, ce n'est pas vraiment comparable dans le nombre de fans que nous avons, l'attrait de la Formule 1. La Formule E est encore très jeune à cet égard."

"Je pense que la Formule 1 évoluera dans la direction qui a le bon équilibre entre le sport et la pertinence, et l'engagement avec les fans. Si, dans cinq ans ou dans dix ans, ou chaque fois qu'il y a un besoin d'avoir un autre type de moteur en Formule 1, nous le ferons. Rien ne nous empêche d'avoir des voitures électriques de Formule 1 à l'avenir. Pour l'instant, elles ne délivrent pas le spectacle."

Il se veut assez critique avec la Formule E, mais reconnaît les réussites de cette dernière: "Avec tout le respect que je leur dois, c'est une catégorie plutôt jeune. C'est une excellente discipline mais les courses elles-mêmes sont assez calmes par rapport à la Formule 1. Les voitures ne sont pas particulièrement rapides. C'est une formule plus petite, junior."

"Mais ils font un travail fabuleux autour de l'événement, ce qui en fait une fête de rue. Mais la Formule 1 est différente. La Formule 1 est le summum du sport automobile avec les vitesses que nous atteignons, le calibre des pilotes que nous avons, le calibre des équipes que nous avons."

Cependant, il n'exclut pas une transition vers l'électrique: "Je ne vois pas la Formule 1 nécessairement enfermée dans les moteurs thermiques pour toujours. Qui sait où nous en serons dans 10 ans? Il y a 10 ans, je ne pense pas que beaucoup de gens auraient été capables de prédire où se trouverait le monde aujourd'hui et donc je ne sais pas où nous serons dans 10 ans. Mais la Formule 1 ira dans la bonne direction."
source: Nextgen-Auto.com
Suivez l'évolution du marché des transferts et découvrez le calendrier définitif du championnat 2019.

En direct de Twitter

suivez-nous sur Twitter
.:: Lexique ::.
>> Découvrez la signification de plus de 400 termes utilisés dans le petit monde de la F1!
dictionnaires • Autoclave, Carrossage, Flow vis, Hat trick, Nomex, SREC, Tube de Pitot, Zylon... Vous saurez tout ce qui se cache derrière ces mots obscurs.
.:: Twitter ::.
>> Actualité, commentaires, résultats... retrouvez les tweets postés par notre équipe!
Twitter • Suivez-nous sur Twitter à l'adresse:
twitter.com/ZoneF1
.:: Publicité ::.