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Brèves du paddock

Les news du Mardi 06 Juin 2017

Kubica boucle pas moins de 115 tours pour son retour au volant d'une F1
Robert Kubica a réussi son retour en Formule 1... pour des essais très privés organisés par Renault F1.

A bord d'une Lotus-Renault de 2012, la E20, repeinte avec la livrée de 2017, le Polonais a enchainé pas moins de 115 tours du circuit de Valence.

C'est une véritable prouesse pour celui qui n'avait pas piloté une telle machine depuis plus de 6 ans, à la suite d'un accident en rallye.

Kubica a impressionné Renault F1 lors de tests qui ont comporté des simulations de courts et longs relais, des tours rapides de qualifications et des essais de départ.

Renault F1 n'a pas précisé les chronos signés par Kubica mais ils ont été jugés "compétitifs". L'équipe française pourrait proposer au Polonais d'autres essais de ce type, plus tard dans la saison.
source: Nextgen-Auto.com

Force India veut entamer une nouvelle série de points
La belle série de Force India a pris fin à Monaco, alors que l'équipe avait mis ses deux monoplaces dans les points lors de toutes les courses du début de saison et que Sergio Pérez en était à 15 arrivées consécutives dans les points. Dans la Principauté, ni le Mexicain ni Esteban Ocon n'ont marqué de point.

"J'ai dit après Monaco que j'étais fier de la manière dont l'équipe y a couru" rappelle Sergio Pérez. "Nous avons fait notre maximum mais ce n'était pas notre journée. C'est frustrant car la voiture était bonne tout au long du week-end et c'est dommage de ne pas avoir saisi cette chance de continuer notre belle série."

"Je suis confiant avant Montréal, c'est un circuit où j'ai fait de belles courses et j'aime les défis qu'il présente. Il s'agit de freiner tard et d'être agressif dans les chicanes. Il faut également être très précis avec la proximité des murs. Je pense que notre sport a besoin de circuits similaires à celui-ci où les erreurs sont punies. Les fans aiment ce genre de pistes qui produisent souvent des courses divertissantes."

Esteban Ocon a lui aussi mis fin à sa série de cinq courses consécutives dans les points à Monaco et compte rebondir à Montréal: "C'est une autre piste que je découvre donc il faudra progresser dès le vendredi. Je connais le circuit pour y avoir roulé sur des jeux vidéos et dans le simulateur. Je connais la ville car je suis déjà venu l'an dernier, c'est un super Grand Prix et toute la ville aime cet événement."

"Après la malchance de Monaco, je veux retrouver les points. La voiture progresse à chaque course et je pense être dans le rythme maintenant. Je suis très heureux de l'équipe et de la manière dont nous travaillons ensemble, nous avons déjà une bonne compréhension et ils savent ce que j'attends de la voiture."

Vijay Mallya confirme à son tour que malgré la désillusion de Monaco, l'équipe a toujours le potentiel de marquer des points: "J'étais déçu que nous repartions les mains vides car nous avons été performants sur le plan opérationnel et la voiture a montré un bon rythme. Parfois, la chance ne va pas dans notre sens et l'on n'y peut rien. Nous avons confiance et nous abordons les courses en sachant que l'on peut se battre pour les points."
source: Nextgen-Auto.com

Vandoorne - Montréal, ce ne sera pas notre course la plus simple...
Stoffel Vandoorne va au Canada avec le sentiment du devoir accompli, du moins en partie, après un Grand Prix de Monaco bien plus positif que le début de saison. Malgré un abandon sur sortie de piste et un accident en qualifications, il y a réalisé sa première Q3.

"Monaco a été un week-end chargé pour toute l'équipe" se souvient le Belge. "Je me sentais à l'aise dans la voiture à chaque fois que je prenais la piste et j'ai senti que je pouvais repousser ses limites pour peut-être marquer des points, et c'est dommage que ça n'ait pas été le cas. C'était un vrai pas en avant grâce aux évolutions sur le châssis que l'équipe a amenées en travaillant dur, et j'espère que nous pourrons en profiter au Canada, sur un circuit différent."

Avant d'envisager de marquer des points, Vandoorne doit apprivoiser le tracé de Montréal, qu'il ne connaît pas, et dont on sait qu'il est plutôt compliqué à maîtriser de par le fait qu'il soit semi-permanent.

"C'est nouveau pour moi, je n'y ai jamais couru, mais j'ai beaucoup travaillé dessus dans le simulateur. C'est un circuit difficile et je peux voir pourquoi il a cette réputation de circuit de pilote, il y a de quoi s'occuper et il faut être concentré en permanence, ce que rappelle bien le Mur des Champions! Ce sera une expérience totalement différente de Monaco en termes de préparation et de réglages mais je suis heureux de m'y rendre pour la première fois."

"La course sera impitoyable avec les freins, les moteurs et les pilotes, et nous aurons du travail sur les stratégies avec les potentielles apparitions de la voiture de sécurité. C'est bien que Fernando soit de retour à mes côtés et il a beaucoup d'expérience de ce circuit, ce qui sera utile. Ce ne sera pas notre course la plus simple mais contrairement à Monaco, il y a bien plus d'occasions de dépasser et j'espère que ça nous permettra d'être dans le peloton" conclut Vandoorne.
source: Nextgen-Auto.com

Lowe - Il n'y a rien de mal à 'espionner' les concurrents
Cette année la course au développement est au centre de la bataille entre les écuries, avec une toute nouvelle réglementation technique qui a tout chamboulé, notamment du côté de l'aérodynamisme.

Les évolutions techniques ont toujours été jalousement protégées en Formule 1, de manière plus ou moins efficace, et parfois même qui prête à sourire, comme lors des derniers essais hivernaux, où les équipes se précipitaient sur les voitures pour les couvrir 'encore plus que d'habitude) de bâches ou de couvertures aux endroits les plus stratégiques.

Pourtant, c'est bien connu: les équipes ont souvent tendance à regarder ce qu'il se passe dans les garages voisins ou sur la piste. Le directeur technique de Williams ne voit rien de répréhensible dans ce comportement.

""On ne peut pas tout inventer soi-même" argumente Paddy Lowe, pour justifier le coup d'œil régulier sur les évolutions réalisées par la concurrence. Un espionnage visuel, c'est tout.

"Il vaut mieux profiter de ce que font les autres. Le niveau est très élevé en Formule 1 et toutes les équipes ont de bonnes idées. Vous ne pouvez pas tout reprendre à court terme mais vous pouvez comprendre certains concepts, et cela peut vous donner des inspirations pour l'avenir."

Lowe rappelle tout de même qu'il ne s'agit là que d'inspiration pour savoir quelle direction prendre, et non faire une copie conforme des pièces décortiquées chez les rivaux.

"Et il n'y a rien de mal à cela, on doit juste élaborer soi-même, à partir de ça, quelque chose... en mieux."
source: Nextgen-Auto.com

Massa salue le travail déjà fait par Liberty Media
Felipe Massa est présent depuis 15 ans en Formule 1 et il a constaté que peu de choses ont vraiment bougé pendant ce laps de temps, sous l'ère de Bernie Ecclestone... jusqu'à cette année.

L'arrivée de Liberty Media aux commandes de la F1 est vue de manière très favorable par une grande majorité des personnalités du paddock mais aussi par les pilotes. C'est le cas du Brésilien, qui roule chez Williams.

Aujourd'hui âgé 36 ans, Massa pense que le sport a trop longtemps stagné et a même pris de mauvaises directions par le passé.

"Je pense que c'est resté trop calme en Formule 1", analyse Massa.

"La F1 n'a pas effectué de changements durant des années. Je ne parle pas des voitures - les voitures ont changé beaucoup et souvent. Je parle plus du fait que le monde a changé et que la Formule 1 n'a pas suivi."

"Cette remarque n'est pas contre Bernie, car Bernie est un immense talent, un génie. Mais à présent, je vois cette année avec tous les changements opérés et avec les nouveaux propriétaires, que la Formule 1 commence à suivre l'impulsion donnée par le monde. Elle commence à changer. Et nous en avions besoin."

Pour le Brésilien, la catégorie reine est maintenant sur la bonne voie.

"J'ai vu à Barcelone tellement de choses. C'était classe. Le robot, la Game Zone, les changements de pneus par les fans, la possibilité de rouler dans une F1 à deux places, l'immense foule, les enfants, et même les photos des pilotes présentes partout ainsi que tout ce qui a été relayé sur les réseaux sociaux. Tellement de choses, tellement d'idées. Cela peut encore grandir, on peut encore plus améliorer."
source: Nextgen-Auto.com

Wolff - Nous ne sommes plus les favoris
Mercedes avait triomphé l'an dernier au Canada grâce à Lewis Hamilton mais cette saison, Sebastian Vettel et Ferrari seront une fois de plus des rivaux sérieux. Toto Wolff, le directeur de l'écurie, s'attend à un duel serré, même si la victoire sera bien entendu l'objectif de la marque à l'étoile.

"Les résultats d'hier ne garantissent pas ceux d'aujourd'hui. A chaque saison, les compteurs sont remis à zéro et avec le nouveau règlement de cette année, nos succès historiques n'ont pas d'impact sur notre performance actuelle. Nous avons abordé cette saison avec une voiture solide qui nous a permis de gagner trois des six premières courses. Mais cette voiture nous a aussi posé plus de problèmes que durant les précédentes années."

"J'ai rencontré quelqu'un, dimanche après-midi, à Monaco, après notre défaite [face au doublé Ferrari], quelqu'un que je respecte vraiment, et qui m'a demandé comment je me sentais. Je lui ai dit combien ça me faisait mal et il m'a dit 'c'est la course'. C'est vraiment la situation aujourd'hui. Nous devons nous battre avec toutes nos armes pour chaque victoire, chaque pole, chaque podium, chaque point. Vous ne pouvez plus vous attendre, lorsque vous regardez la feuille des temps, à ce que les Mercedes soient tout en haut."

Toto Wolff assure que Mercedes met en place toutes les procédures requises pour régler ses problèmes en virages lents, rencontrés en 2015 à Singapour comme en 2017 à Monaco.

"Tout le monde à l'usine travaille absolument d'arrache-pied pour évaluer nos difficultés actuelles - pour définir nos objectifs, travailler avec nos données et ensuite trouver les bonnes solutions. Quelques-unes de ces améliorations arriveront à court terme, d'autres peuvent prendre plus de temps. Nous avons eu des week-ends douloureux par le passé et il s'agit de montrer de la résilience et de se relever après être tombé. Je me rappelle nos difficultés à Singapour 2015, qui nous avaient fait mal. Nous nous sommes donnés une deadline pour corriger cet échec avant de basculer notre concentration sur la prochaine course à Suzuka, que nous avons gagnée. Nous avons fait exactement la même chose après Monaco - régler les problèmes avant de porter notre attention sur Montréal. Nous savons que cette saison est un marathon, pas un sprint."

"Je m'attends à un week-end intéressant au Canada. Ce pourrait être une course délicate pour nous en raison du revêtement de la piste. Mais en même temps, c'est un circuit qui convient à nos deux pilotes. Lewis a gagné bon nombre de fois ici et Valtteri a toujours été fort ici avec Williams. Nous avons deux excellents pilotes et nous nous en tiendrons à notre philosophie de les laisser faire la course entre eux, pour faire progresser l'équipe - même si parfois ce peut être difficile parce que vous ne pouvez pas avoir en tête celui qui est devant au championnat."

C'était une pirouette rhétorique en début de saison, destinée à mettre la pression sur les adversaires de Mercedes; c'est désormais un aveu d'échec: Toto Wolff reconnaît que Mercedes a perdu son statut de favori.

"C'est douloureux, mais nous ne sommes plus les favoris de ce championnat. Pour le moment, c'est Ferrari. Ils ont un package très solide et nous devons relever ce défi pour prouver, une fois encore, que nous sommes l'équipe à battre. Il reste toujours 14 courses à disputer et tout est complètement ouvert. Nous avons hâte d'être à Montréal pour saisir cette chance de rebondir avec un résultat solide."
source: Nextgen-Auto.com

Ecclestone - Liberty a déstabilisé les chaînes TV à cause des réseaux sociaux
La guerre psychologique continue de plus belle entre Bernie Ecclestone et Liberty Media. L'ancien grand argentier de la F1 avait, il y a quelques jours, assuré que Liberty gérait désormais la F1 comme un "Starbucks". D'un autre côté, Chase Carey a lui aussi plusieurs fois critiqué la gestion dictatoriale de Bernie.

Désormais, un triumvirat est à la tête de la F1: Chase Carey, Sean Bratches et Ross Brawn ont repris l'essentiel des fonctions de Bernie. Trois hommes pour un remplacer un seul, est-ce que cela ne fait pas plaisir finalement à l'orgueil de Bernie?

"C'est presqu'un compliment. Mais leur manière de penser et de travailler est désormais complètement différente."

Sur les critiques adressées par Liberty à sa gestion, Bernie reste philosophe et fait même un début de mea-culpa.

"Je dois vivre avec ces critiques. Peut-être que j'aurais dû changer plus de choses, puisque les Américains semblent maintenant vouloir tout changer ou presque. Pour moi, ça a toujours été clair: je voulais diriger la FOM pour générer du profit pour les actionnaires. A la fin, les actions étaient montées très haut: c'est pourquoi Liberty a décidé de racheter la F1."

Les relations entre Chase Carey et Bernie semblent tout de même au point mort.

"Chase n'a pas besoin de moi. Il dit qu'il sait ce qu'il fait. Et il s'est entouré de personnes qui prétendent aussi savoir ce qu'elles font."

Parmi ces personnes prétendument compétentes, il y a sans doute Ross Brawn, devenu manager des sports mécaniques. Mais là encore, Ecclestone se montre sceptique.

"Ross n'a jamais mis son nez dans nos affaires. Il travaillait comme ingénieur avec Flavio Briatore chez Benetton. Ensuite il est allé chez Ferrari, et je ne veux pas parler de sa gestion ultérieure de l'équipe. Mais il n'a pas une vision d'ensemble sur les processus politiques et commerciaux."

Ecclestone se refusera donc à conseiller Liberty. Il en profite d'ailleurs pour rappeler aux Américains que le succès de la régulation actuelle doit beaucoup à sa propre imagination.

"Cette saison ne doit rien à la nouvelle direction. Il y a deux ans, j'ai décidé d'un nouveau règlement, avec des pneus plus larges et des voitures plus larges. Et la situation s'est améliorée."

L'un des chantiers prioritaires de Liberty est de développer la diffusion de la F1 sur les réseaux sociaux. Mais cela risque de déboussoler les chaînes TV, soit les partenaires historiques de la F1.

"Beaucoup de chaînes TV sont déstabilisées et ennuyées. C'est un problème. Nous avons des contrats avec ces chaînes. Mais maintenant, on dirait que vous pouvez regarder la F1 sans rien payer."

Bernie assure en définitive qu'il n'est "pas un idiot" et qu'il pense que la F1 peut toujours prospérer sous l'ère Liberty. "Et je serai le premier à féliciter les responsables. Mais nous n'en sommes pas encore là" tempère-t-il.

A 86 ans, on l'aura compris, Bernie demeure toujours actif et n'hésite jamais à adresser une petite pique à ses successeurs. Mais d'ailleurs, que fait-il désormais de ses journées?

"Je me rends à mon bureau très tôt, et je pars souvent très tard. Je garde mon rythme."
source: Nextgen-Auto.com

McLaren - Sans Honda, l'écurie jouerait les podiums
Si le moteur Honda est évidemment le plus mauvais du plateau actuel, le châssis McLaren est en revanche l'un des meilleurs.

C'est en tout cas l'opinion de Matt Morris, le directeur technique de l'écurie de Woking, qui se fonde notamment sur la performance de ses deux monoplaces à Monaco - circuit où le moteur compte beaucoup moins.

"Nous avons maintenant l'une des meilleures voitures de la grille. Nous avions quelques problèmes l'an dernier, mais maintenant, nous avons une plateforme vraiment bonne sur laquelle nous pouvons nous appuyer."

Le déficit de puissance du V6 Honda, estimé à 100 chevaux environ, condamne malheureusement McLaren aux dernières places sur la grille.

"Nous avons maintenant une voiture qui pourrait être sur le podium avec un moteur convenable" témoigne une source chez McLaren, qui a souhaité demeurer anonyme pour ne pas trop froisser Honda.

Le retard considérable pris par Honda est-il une source de démotivation pour les ingénieurs de McLaren? Eric Boullier, le directeur de la compétition de McLaren, assure le contraire.

"Nous continuerons à développer notre voiture au maximum, de telle sorte à être prêt pour le jour où le moteur fonctionnera bien."

Malheureusement, ce jour n'est pas pour demain. Honda devrait encore reporter son évolution moteur prévue initialement pour le Grand Prix du Canada, ce week-end.

"Le principal problème est la vibration" explique Yusuke Hasegawa, le responsable du projet F1 chez Honda. "Nous faisons tout ce que nous pouvons pour avoir en piste une version améliorée du moteur le plus tôt possible. Mais, comme je l'ai dit, je ne peux pas promettre une date. A Montréal, à Bakou, ou après, nous verrons selon les résultats obtenus au banc."
source: Nextgen-Auto.com

Personne n'a le niveau pour remplacer Räikkönen
L'ancien pilote de F1 Mika Salo est convaincu que son compatriote Kimi Räikkönen a de grandes chances de conserver sa place chez Ferrari au-delà de 2017.

Après le Grand Prix de Monaco, où Räikkönen a semblé être la victime de la stratégie de son écurie, une stratégie voulue ou non qui a fait passer son coéquipier devant lui, beaucoup pensent que le Finlandais est le pilote numéro deux des Rouges.

Et les spéculations continuent concernant le fait que Räikkönen puisse perdre son baquet à la fin de son contrat.

Mais, pour Salo, il est fort probable que le pilote de 37 ans reste au sein de la Scuderia.

"Ferrari va sûrement considérer le fait que Kimi et Sebastian Vettel continuent à bien s'entendre", analyse-t-il.

"De plus je ne pense pas qu'il y a des pilotes assez bons et disponibles, qui soient capables de faire un meilleur travail que Kimi."

"Kimi était 2ème à Monaco, mais il a tout le temps été proche de Vettel. Vettel mène bien sûr le championnat, avec beaucoup de points d'avance, mais si Kimi décroche quelques victoires, alors cela pourrait changer complètement la situation."
source: Nextgen-Auto.com

Wolff explique pourquoi Vettel devance Hamilton dans la gestion des Pirelli
Cette saison, Ferrari apprivoise bien mieux les Pirelli que la Mercedes. La semaine dernière, Toto Wolff s'était alors interrogé sur ce "mystère italien" - sous-entendant que le manufacturier italien favoriserait peut-être une écurie italienne.

Ces théories du complot ont été encore aujourd'hui démenties par Mario Isola et Pirelli, dont le PDG, Mario Tronchetti Provera, a rappelé avec insistance que Sebastian Vettel et Kimi Räikkönen avaient été très assidus aux essais Pirelli organisés l'an dernier. A l'inverse, Lewis Hamilton n'y avait pas pris part.

Toto Wolff reconnait aujourd'hui cette différence d'approche entre Lewis Hamilton et Sebastian Vettel. Le directeur de Mercedes rend hommage à l'approche méticuleuse du pilote Ferrari.

"Chaque pilote a sa propre manière de se préparer. L'un veut être parfait et un travailleur méticuleux, alors que l'autre se fonde plus sur son instinct. Sebastian Vettel a toujours été un travailleur, donc peut-être qu'il a compris plus tôt comment mettre les pneus dans leur bonne fenêtre de fonctionnement."

Le manque d'assiduité de Lewis Hamilton aux essais Pirelli en 2016 n'est cependant pas la seule explication des difficultés actuelles de l'écurie. Toto Wolff reconnaît volontiers que la Mercedes a trop de défauts de naissance.

"Notre voiture est difficile à régler, en particulier quand il faut faire travailler les pneus de manière optimale. Mais nous savons dans quels domaines nous sommes en retard."

Tout l'objectif du manager Toto Wolff est désormais de garder Lewis Hamilton motivé - on sait que le pilote anglais peut rapidement baisser les bras si sa voiture n'est pas assez compétitive.

Pourtant, l'Autrichien assure que la motivation n'est pas un problème pour le moment. Il attend cependant plus de son pilote fétiche.

"Lewis n'est pas un problème, mais il a une influence positive. Je veux le voir en faire plus que l'an dernier. Sur ce point, il n'y aura aucun problème pour l'équipe dans l'ensemble."
source: Nextgen-Auto.com

Pirelli répond à Mercedes - Pas de mystère italien!
Toto Wolff avait suggéré après Monaco que l'utilisation des pneus Pirelli restait un ""mystère italien."

Certains avaient vu dans cette déclaration une suggestion selon laquelle Ferrari pourrait être favorisée, d'une façon ou d'une autre.

Bien évidemment Pirelli se défend de livrer tout secret à la moindre équipe, y compris Ferrari. Il n'y a pas de préférence nationale.

"Concernant ce mystère italien, j'ai parlé avec Wolff à plusieurs reprises", répond le responsable de Pirelli en Formule 1, Mario Isola.

"Il a juste dit que Ferrari a appris à mieux utiliser les pneus que Mercedes, à l'heure actuelle en tout cas."

"Ferrari a développé une voiture très bien équilibrée, lors d'une saison où justement le secret est d'être capable de faire fonctionner les trains avant et arrière dans la même fenêtre de fonctionnement des pneus en termes de températures."

Isola tient toutefois à préciser que Pirelli a beaucoup travaillé pour développer des pneus qui soient plus faciles à utiliser pour toutes les équipes. Il reconnait cependant que "ce n'est pas si facile."

"Mais la Formule 1 n'est pas facile. C'est un sport qui dispose de la plus haute technologie. Et, cette année, chaque centième de seconde compte quand deux équipes sont aussi proches."
source: Nextgen-Auto.com

La plage de fonctionnement des Pirelli est trop étroite selon Steiner
Mercedes n'est pas la seule équipe à souffrir de l'exploitation des pneus en ce début de saison. C'est aussi, notamment, le cas chez Haas F1.

Pour Gunther Steiner, l'expérience récoltée à Monaco pourra servir sur le Circuit Gilles Villeneuve, en cette fin de semaine.

"Avec un peu de chance nous pourrons appliquer les résultats obtenus avec les pneus à Monaco et cela fonctionnera de la même façon ou à peu près sur la surface de Montréal. Le reste se fera avec l'aérodynamique et des réglages des suspension. Nous pourrons aussi corréler cela avec les données de l'an passé et, je l'espère, nous pourrons bien faire au Canada", explique-t-il.

Les pneus seront les mêmes ce week-end qu'à Monaco, où les pilotes ont dû se débrouiller pour les faire fonctionner à la bonne température malgré l'absence de virages rapides pour les chauffer.

"Les pilotes doivent en effet trouver la bonne fenêtre pour les températures. Ils espèrent que Pirelli pourra agrandir cette fenêtre bientôt parce que, à l'heure actuelle, la plage est très étroite", précise le directeur de Haas F1.

"Les pneus devraient aussi perdre un peu plus de performance, afin de pouvoir faire la différence avec la stratégie. Avec le pneu actuel, c'est difficile à faire."

Comment se passe, concrètement, la recherche de cette plage de fonctionnement?

"Pour y arriver, c'est presque la méthode des essais et des échecs. Vous allez en piste, vous testez et, quand vous trouvez enfin l'adhérence, il faut faire en sorte de dupliquer ça, tour après tour."

"Maintenir les températures, c'est le problème, notamment en qualifications. On voit souvent des pilotes ralentir avant le dernier virage, pour préparer leur tour avec la meilleure température possible. Certains ralentissent trop et cela vous impacte aussi. La marge est faible."

"En course, c'est plus facile sauf lorsqu'il y a une voiture de sécurité, virtuelle ou non. Les problèmes commencent alors parce que vous ne pouvez pas garder la température dans les pneus. Vous avez vu ce que ça a donné à Monaco avec deux pilotes (Ericsson et Vandoorne) qui se sont fait piéger. C'est très difficile."
source: Nextgen-Auto.com

Boullier - Le circuit de Montréal ne conviendra pas à la MCL32
McLaren s'apprête à disputer l'une des épreuves qui lui sera le moins favorable cette saison et tout le monde dans l'équipe sait qu'il faudra redoubler de travail pour compenser le déficit qu'amènera le moteur Honda.

"Après l'une des semaines les plus chargées de l'histoire de McLaren, puisque nous nous sommes concentrés à la fois sur Monaco et Indianapolis, il est désormais temps de se concentrer sur le Grand Prix du Canada", explique Eric Boullier.

"Nous étions ravis du retour de Jenson qui a établi une belle performance, surtout en qualifications, montrant qu'il n'avait rien perdu de ses capacités renommées."

"Stoffel a également montré une belle forme tout au long du week-end et s'est très bien mêlé à la lutte au milieu du peloton. Bien que nous espérions un point ou deux, il n'en a rien été, mais nous allons au Canada avec le sentiment de force amené par le travail de développement."

Boullier avoue toutefois être heureux de voir Alonso revenir pour le Grand Prix du Canada.

"Nous avons hâte de revoir Fernando dans la voiture après son aventure du côté de McLaren Honda Andretti. Ce qu'il a réussi en quelques semaines a été phénoménal et toute l'équipe a hâte de le revoir et de le féliciter."

Bien qu'il se doute que la MCL32 ne sera pas à son aise sur les bords du fleuve Saint Laurent, Boullier se remémore les grands moments vécus par son équipe sur ce même circuit.

"McLaren a connu de nombreux succès au Canada, le plus célèbre étant certainement celui de Jenson Button il y a six ans, lors d'une course de quatre heures qui est devenue la définition d'une course imprévisible au Canada. Le vicieux Mur des Champions a coûté la voiture et la fierté de nombreux pilotes de classe mondiale et les caractéristiques difficiles du circuit amènent un ensemble unique de défis pour les pilotes, les ingénieurs et les mécaniciens."

"Le circuit Gilles Villeneuve présente un tracé à haute vitesse avec des chicanes serrées, peu de dégagements et des gros freinages. Bien qu'il ne conviendra pas à notre voiture, nous continuons à amener des développements utiles à chaque course afin d'extraire toujours un peu plus de performance."

Du côté de Honda, on ne peut rien faire, si ce n'est avouer que la voiture n'aura pas la puissance nécessaire pour bien figurer dans le classement du Grand Prix du Canada, que le moteur évolué soit monté ou non dans les voitures vendredi (lire notre information parue plus tôt ce matin).

"Après l'apparition de Jenson à Monaco, Fernando sera de retour dans la voiture après sa participation à l'Indy 500" se félicite Yusuke Hasegawa. "Son pari de gagner pour sa première participation s'est mal terminé, mais il a montré toute l'étendue de son talent. Il était candidat à la victoire durant cette course légendaire et a piloté comme un habitué des ovales."

"Le circuit canadien demande de la puissance et ne jouera pas en notre faveur. Entre le besoin de puissance, les relances dans les virages serrés et les longues lignes droites, il sera sans aucun doute un nouveau défi pour nous. Nous ne lâcherons rien, quelle que soit la difficulté du défi."
source: Nextgen-Auto.com

Pirelli - Une grande diversité de stratégies possibles au Canada
Après deux courses organisées en Europe, la Formule 1 se produit au Grand Prix du Canada, réputé pour être l'une des épreuves les plus imprévisibles de la saison.

Comme à Monaco, les trois mélanges les plus tendres de la gamme P Zero de Formule 1 sont nominés, à savoir les tendres, super-tendres et ultra-tendres. Ce tracé semi-permanent est néanmoins nettement plus rapide que le monégasque, les vitesses maximales excédant 300 km/h, ce qui en fait un véritable challenge tant pour les pilotes, que les pneumatiques.

Avec un revêtement glissant, des conditions météo changeantes et une intervention courante de la voiture de sécurité - grâce, notamment, au célèbre "Mur des Champions" - une grande variété de stratégies est monnaie courante à Montréal. Mais cette année, avec de nouvelles gommes, et des caractéristiques différentes...

LE CIRCUIT DU POINT DE VUE DES PNEUMATIQUES:

- Ce n'est que la deuxième fois, cette saison, que les écuries sont en mesure de choisir leurs trains de pneumatiques, Ferrari et Mercedes ayant, pour le coup, effectué une sélection différente.
- L'actuel record du tour au Canada est fixé en 1'13"622, et date de 2004. Les chronos ayant cependant été en nette progression depuis le début de l'année, cette référence a de grandes chances d'être battue.
- Au Canada, la clé de la réussite réside dans la motricité et le freinage, les contraintes se répartissant davantage longitudinalement que latéralement.
- Pour boucler un tour rapide, une bonne montée en températures des pneumatiques avant est essentielle.
- S'agissant d'un tracé semi-permanent, l'évolution du revêtement est constante.
- Du "graining" a pu être observé par le passé, mais grâce à cette expérience, ce phénomène doit être corrigé sur la nouvelle gamme 2017.
- La météo peut varier de la canicule aux violentes averses.

"Montréal propose des caractéristiques uniques, mais un revêtement lisse qui présente des points communs avec celui de Sotchi. L'an passé, le vainqueur n'a effectué qu'un pit-stop, tandis que son dauphin en respecta un troisième en utilisant les trois mélanges disponibles", rappelle Mario Isola, responsable de Pirelli F1.

"Cela démontre la diversité de stratégies possibles sur ce Grand Prix. Parvenir à définir le set-up idéal qui propose le meilleur compromis, aérodynamique et mécanique, n'est jamais facile à Montréal, et c'est ce qui fait de l'approche autour des pneumatiques un paramètre clé. Il faut également être vigilant à laisser la porte ouverte aux stratégies en raison de la météo variable et du Safety Car qui, c'est une tradition, sort plus souvent qu'à son tour."
source: Nextgen-Auto.com

Steiner - Nous sommes bien plus réguliers que l'an dernier
L'équipe Haas a signé la meilleure performance de sa jeune existence à Monaco. Pas son meilleur résultat, puisqu'elle n'a pas surpassé la cinquième place de Romain Grosjean l'an dernier à Bahreïn, mais c'est la première fois que les deux monoplaces terminaient ensemble dans les points.

"Je pense que beaucoup de choses viennent avec le temps. On mûrit" analyse Günther Steiner. "C'est normal lorsque tout le monde travaille dur, et c'est ce que fait l'équipe. C'est difficile de mettre deux voitures dans le Top 10 en F1, nous le savons tous. L'équipe et les pilotes ont fait un travail fantastique à Monte Carlo."

"On se surestimerait en disant que nous pouvons toujours mettre les deux voitures dans les points, mais c'est notre objectif. Si on a le niveau pour le faire et qu'on s'en approche régulièrement, on finira par y arriver, c'est ma philosophie. Nous sommes bien plus réguliers que la saison dernière et c'est qui nous fait espérer des résultats encore meilleurs dans le futur."

Toutefois, l'équipe américaine n'a pas célébré longtemps et s'est déjà tournée vers la suite, à savoir le Grand Prix du Canada qui se disputera dimanche à Montréal.

"La joie est de courte durée car on doit toujours penser à ce qui vient après et on veut toujours faire mieux. Nous avons fini aux huitième et dixième place à Monte Carlo et nous voulons faire mieux par la suite, donc il faut y penser rapidement. On prend un peu de temps pour en profiter mais il ne faut pas que ça prenne trop de place dans notre esprit. En revanche, on est en confiance en vue du prochain événement."

Bien qu'elle ait marqué moins de points que l'an dernier à la même époque, notamment à cause des performances très serrées en milieu de peloton, Haas est toutefois à égalité avec Renault au nombre de points. Un niveau de performance qui ne serait pas possible, selon Steiner, sans des partenaires très solides que sont Ferrari et Dallara.

"Nous n'en serions pas où nous sommes actuellement et nous sommes heureux de le dire" poursuit-il. "Contre des équipes qui ont deux ou trois fois notre budget et quatre ou cinq fois notre nombre d'employés, c'est difficile de les battre. Mais encore une fois, si l'on travaille dur et que l'on utilise nos ressources intelligemment, on peut le faire."

"Personne ne pensait il y a deux ans, avant de commencer, que nous mettrions nos deux voitures dans les points à Monaco. Je ne pense pas que beaucoup de monde l'aurait cru. C'est faisable, mais ça demande beaucoup de travail et ça dépend des personnes qui travaillent dans l'équipe."

L'équipe Haas a vécu des hauts et des bas et a toujours cherché à être plus régulière afin d'être une candidate régulière aux points. L'objectif désormais va être de signer un résultat similaire sur un circuit aux caractéristiques différentes, comme Montréal.

"Ce serait génial pour la confiance, mais nous sommes déjà confiants après avoir fini quatre fois dans les points en six courses. En Australie, nous étions en septième place avant la rupture du turbo, donc la seule course où nous ne visions pas les points était la Russie. Nous sommes bien plus constants que l'an dernier."

"On ne peut pas toujours y arriver, même une équipe plus importante comme Force India, qui est quatrième au championnat, n'a pas marqué de points à Monaco avec aucune de ses voitures parce que le peloton est très groupé."

Les équipes rencontrent d'autant plus de difficultés que six pilotes s'assurent les six premières places avec l'avance de Ferrari, Mercedes et Red Bull. Ce qui laisse quatre places dans les points pour quatorze monoplaces.

"Il y a très peu d'écart entre être un héros et être un zéro. Si vous n'êtes pas dans les points, cela semble très mauvais, mais la plupart du temps il y a six places de réservées. On voit la différence entre Toro Rosso et nous. Ils sont cinquièmes avec 29 points et nous sommes septièmes avec 14 points."

"Ils ont le double de points mais ce n'est pas insurmontable. Deux bons résultats et nous serons remontés. Cela montre à quel point il y a de la compétition au milieu du peloton et pour nous, avoir marqué des points quatre fois en six courses permet de prendre la mesure de notre niveau" conclut Steiner.
source: Nextgen-Auto.com

Moteur évolué - Honda prendra sa décision à la dernière minute
Honda a bien emmené, dans ses bagages, son moteur évolué pour le Canada. C'est la bonne nouvelle pour l'équipe McLaren. La mauvaise nouvelle? Le motoriste japonais n'est pas encore certain de vouloir la mettre en piste dès Montréal.

Yusuke Hasegawa, le responsable du projet Honda F1, attend d'éventuelles confirmations de progrès du côté de l'usine au Japon avant de donner le feu vert, jeudi, pour les monter dans les MCL32 de Vandoorne et Alonso.

"Ce n'est pas certain que nous utiliserons notre nouveau moteur", dit-il aujourd'hui. "Je n'abandonne pas cette idée, nous travaillons très dur. Mais avant jeudi, je ne peux pas décider. Nous avons déjà constaté des progrès en performance mais, s'ils sont trop faibles, cela ne vaut pas le coup de changer un moteur pour le nouveau."

"De même si les réglages de la cartographie ne sont pas assez bons, ils peuvent avoir un impact sur la performance. Même s'il y a une meilleure puissance. Nous cherchons encore à régler ça."

"Le timing est très serré pour l'introduction de cette évolution", admet Hasegawa.

"Nous devons avoir confiance dans ce que nous mettons en piste, dans cette nouvelle spécification, sinon elle ne sera pas agréable à utiliser pour les pilotes. Les réglages du moteur sont très importants, il n'y a pas que les nouvelles pièces. Nous n'avons pas encore décidé. De même certaines pièces en développement pourraient aussi être introduites, si nous pouvons en vérifier la fiabilité."

"Il est clair que tout n'est pas prêt chez nous. Dès que nous aurons de bonnes performances, de bons réglages, alors il n'y aura plus de raison d'attendre. Si nous devons passer notre tour au Canada, alors ce sera à Bakou. Sinon en Autriche ou à Silverstone. Dès que nous serons prêts."
source: Nextgen-Auto.com
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