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Grand Prix de France

Magny-Cours - Conférence de presse

Dimanche 02 Juillet 2000
16h40
D. Coulthard (McLaren)
1 David Coulthard
(McLaren MP4/15-Mercedes)
en 1h38'05"538
M. Häkkinen (McLaren)
2 Mika Häkkinen
(McLaren MP4/15-Mercedes)
à 0'14"748
R. Barrichello (Ferrari)
3 Rubens Barrichello
(Ferrari F1-2000)
à 0'32"409

Les interviews d'après course

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Question: David, vous avez semblé si fluide, si agressif, si rapide aujourd'hui: y a-t-il eu jamais un instant en course aujourd'hui où vous avez pensé que vous n'alliez pas gagner?
David Coulthard: Oui, juste après le départ lorsque j'ai rétrogradé à la 3ème place. C'est une chose de croire que vous avez une voiture rapide, mais tout à fait autre chose de trouver une manière de passer. Au début, j'avais pas mal de sous-virage et Rubens était en fait plus rapide, mais une fois que ma voiture s'est habitué à la course j'ai pu utiliser les forces que j'avais. J'étais très bon au freinage et nous avons mis vraiment peu d'aileron, pour être rapide à la fin de la ligne droite et me donner l'occasion de prendre dans l'intérieur. A partir de là, je savais que j'aurais la chance de dépasser et il était juste question de peser le risque. Je dois déclarer que, en fait, à la fois Rubens et Michael ont été très réguliers. Dur, mais régulier. Et ce fut une bonne course.

Q: Vous avez semblé un peu malchanceux à l'épingle lorsque votre première tentative pour dépasser Michael a failli mal se terminer...
DC: Je dois faire des excuses pour les gestes que j'ai fait de la main, qui ne furent pas du tout conforme au sport. Mais comme vous pouvez le comprendre, mes émotions étaient à vif. Je savais que je devais gagner ici aujourd'hui pour être en position de me battre pour le championnat. C'est ce que j'essaye de faire et je crois que j'ai fait un dépassement propre sur Michael par l'extérieur. Et puis, je crois qu'il a conduit un peu large. Maintenant vous pourriez dire qu'il avait le droit de le faire parce qu'il suivait sa trajectoire. Mais cela m'a fait vraiment fâché de voir qu'il était près d'emmener son adversaire large sur une trajectoire qu'il ne prendrait pas dans des conditions normales. C'est pourquoi j'ai fait ce geste anti-sportif. En fin de compte, j'ai pu le passer par l'intérieur et bien que je m'attende à ce qu'il ferme la porte de nouveau, il s'est rendu compte que j'étais d'hors et déjà à ses côtés.

Q: Avez-vous changé votre stratégie durant la course?
DC: Nous avions une flexibilité concernant la stratégie et nous l'avons ajusté légèrement, en nous basant sur notre position et le comportement de la voiture. Nous avions une idée du rythme adopté à la fois avant et après l'arrêt et nous avons fait un réglage sur l'équilibre. La voiture était beaucoup mieux après l'arrêt. Maintenant je veux dire à tous mes mécaniciens et mes ingénieurs, dont toutes les personnes sur le muret des stands, que cette course est le fruit à la fois de leur travail acharné et de notre exécution de la course. Ce fut un grand effort de l'équipe.

Q: Après tout les problèmes que vous avez eu les deux jours passés, vous devez vous dire que cela fut un week-end étrange...
DC: Cela a certainement été un épuisant week-end. Quand vous voulez gagner des courses c'est très difficile de ne pas se soucier de problèmes comme ceux que nous avons rencontré, car chacun d'entre eux prend un peu sur vous. C'est mon excuse pour la manière dont j'ai réagi quand Michel a essayé de me sortir du circuit.

Q: Qu'avez-vous pensé du départ de Michael?
DC: Les règles nous permettent de faire un changement de trajectoire à l'approche ou à la sortie d'un virage, donc ce départ respectait les règles. Mais à nouveau j'ai dû lever le pied, me déporter sur un côté, parce qu'une voiture traversait ma trajectoire. Ce sont les règles - et je peux faire de même si jamais je fais un bon départ. Aujourd'hui, je pense que mon départ était meilleur que Michael, mais il y a très peu de voie d'accélération jusqu'au premier virage - et une fois qu'il a traversé la piste, j'ai dû soulager. Donc puisque Rubens avait aussi réalisé un bon départ il a pu utiliser cet élan pour me faire l'extérieur. Mais là, je n'ai pas essayé de sortir Rubens du circuit. Je lui ai donné l'espace dont j'estime qu'il avait besoin, nous nous sommes battus là dans le virage - et il a gagné la place. C'est la manière dont cela doit se passer, on doit se comporter d'une façon sportive, et pas avec un "tu ralentis sinon je te sors de la piste".

Q: En ce qui concerne les deux dépassements sur les Ferrari?
DC: J'avais une bonne vitesse de pointe et la voiture était très bonne sur les freins. Ensuite je me suis basé sur les essais de la semaine passée, car il est toujours possible de passer là à l'épingle en raison de l'étroitesse du virage. Et bien que d'abord j'ai dû me battre pour arriver au niveau de Rubens le long du long virage 3, ensuite j'ai pu me mettre à son niveau et mettre ma voiture à l'intérieur. Rubens fut très régulier, il a pris un peu large et je l'ai eu à l'accélération en sortie de virage.

Q: Lors de votre deuxième tentative de dépassement sur Michael - celle qui a réussi - vos roues se sont-elles touchées?
DC: Oui, nous nous sommes un peu touché à la sortie du virage, car il ne laisse pas le passage. Nous ne nous sommes pas touché lors de ma première tentative car je l'ai évité. J'ai gagné la course et j'en suis enchanté. Je ne pense simplement pas que Michel est sportif de par la manière dont il pilote sur la piste. Je sais qu'il y aura certains parmi vous qui déclareront qu'il y a un peu d'aigreur dans mes remarques et que la méthode de Michael est la manière dont un pilote doit gagner de nos jours. Mais il y a des règles établies dictant la manière dont on doit piloter sur la piste et essayer de sortir un adversaire de la route n'est pas dans ces règles. Donc... Je suis enchanté que nous ayons gagné cette course aujourd'hui et que l'équipe ait pris les premières et deuxièmes places, car je crois que dans les circonstances actuelles nous l'avons fait d'une façon plus sportive. Et donc nous le méritons un peu plus.

Q: Mika, vous dites que McLaren avait les voitures les plus rapides ici. Pensez-vous que vous auriez pu passer Michael même s'il n'avait pas rencontré son problème?
Mika Häkkinen: Oui, je le crois. J'observais ses trajectoires à chaque instant et j'attendais qu'il fasse une erreur. Je m'attendais aussi à ce que nous rattrapions quelques attardés, ce qui m'auraient fourni quelques occasions. J'aurais certainement essayé de le passer en plusieurs endroits.<

Q: Cela fut-il une surprise de garder votre quatrième place après votre départ?
MH: Oui! Je dois admettre que tout s'est bien passé et j'ai fait un très bon départ. Mais seules deux voitures peuvent passer au premier virage et il y avait déjà deux voitures là-bas quand je suis arrivé, donc je n'ai pas voulu mettre mon nez là-dedans. Il fut intéressant de suivre ces gars et de courir en 4ème place, mais il n'y avait rien à faire d'autre à part les suivre et tirer la quintessence des évènements.

Q: Est-ce que vous êtes confiants maintenant de votre capacité de battre les Ferrari, à défaut de votre coéquipier?
MH: Je suis très confiant, et très heureux du résultat d'aujourd'hui. C'est un jour vraiment fantastique pour l'équipe, pour David et pour moi. Tout le monde a fait du bon travail à faire de son mieux pour surmonter les difficultés incroyables que nous avons éprouvées ce week-end. Vous ne savez probablement pas tout qui s'est passé, mais il y a eu beaucoup de travail pour l'équipe. La victoire est un grand plus pour eux.

Q: Rubens, vous vous êtes retrouvé devant David au début, mais vous avez semblé lâcher prise beaucoup plus vite que Michael. Avez-vous eu un problème avec votre voiture?
Rubens Barrichello: Non, vraiment aucun. Je me mettais juste dans le rythme de la course et j'y allais en forçant un peu moins que Michael. Au début je pensais que je pourrais contenir David assez bien, mais après 10 ou 15 tours les pneus ont commencé à perdre un peu de leur efficacité et je pouvais voir que sa voiture était vraiment rapide sur la ligne droite. C'était vraiment difficile pour moi car il me mettait beaucoup de pression au freinage et j'étais en difficulté à cet endroit. Ensuite il m'a passé en sortie de ce virage.

Q: Vous avez fait deux longs arrêts aujourd'hui. Pouvez-vous nous parler de cela?
RB: Le premier était simplement longs, tandis que le deuxième nous a causé un problème avec la roue avant droite. Cela m'a fait perdre 10 secondes sur les McLaren. J'ai entendu dire que Mika avait eu aussi un arrêt catastrophique, ce qui m'aurait permis de passer devant de lui si mes arrêts ne s'étaient pas mal passé. Aujourd'hui, nous n'avons pas été l'équipe la plus chanceuse en ce qui concerne l'habilité à faire des arrêts rapides.

Q: Vous a-t-on recommandé de ralentir dans les derniers tours?
RB: Oui, mon équipe m'a dit que Michael avait eu une casse sur son moteur et puisque que j'avais un avantage de 35 secondes sur Jacques, ils m'ont dit de ralentir.

Q: David, vous avez affirmé que ce qui est arrivé entre vous et Michael Schumacher n'a pas été sportif. Si c'est vrai, n'y a-t-il pas quelque chose que vous pouvez faire pour trouver une solution, peut-être en évoquant le sujet à un briefing des pilotes? Il y a sûrement quelque chose à dire?
DC: Ce sujet a été évoqué après Imola et on nous a dit qu'il était permis de faire un seul changement de direction sur la piste, que cela soit au départ ou lorsqu'un autre pilote vous suit étroitement. Avec cela en mémoire, ce qui est arrivé au départ suivait les règles. Mais je pense que la règle doit être poussée plus loin pour juger s'il est juste pour un pilote dépassé de changer de direction obligeant le pilote à côté de lui à éviter la collision. Je doute que l'on dirait que c'est juste si un pilote faisait quelque chose de semblable en bout de ligne droite côte à côte avec un autre pilote. Le sujet doit être évoqué et il ne peut pas être résolu en allant jusqu'à enlever l'élément essentiel de décision. Je ne demande pas cela, mais un pilote doit pouvoir avoir confiance en les gens contre lesquels il court car il risque sa vie, en fin de compte. Je veux vraiment gagner et il arrivera un point où la seule option pour quelqu'un d'apprendre à piloter sera pour lui pour ne pas lever le pied. Alors il y aura une collision - et ce qui arrivera sera entre les mains des dieux.
source: DailyF1.com
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