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Conditions atmosphériques: ciel variable. 33°C dans l'air, 33°C sur la piste et 79% d'humidité.
Affluence: environ 261 000 spectateurs sur les trois jours.
Les informations générales
Année de création du Grand Prix: 2004.
Nombre d'éditions précédentes: 21 (toujours sur le même circuit).
Fuseau horaire: GMT +8h (+6h de France, heure d'été).
Heure de départ: 15h, heure locale (09h, heure française).
Distance: 5,543 km x 56 tours, soit 310,417 km au total.
Décalage entre les lignes de départ et d'arrivée: 9 m.
Les records (2017 = circuit utilisé pour le GP de Malaisie)
Pole position
Meilleur tour
1'30"076 (moy. 221,533 km/h) par Lewis Hamilton (Mercedes F1 W08) en 2017.
1'34"080 (moy. 212,105 km/h) par Sebastian Vettel (Ferrari SF70H) en 2017.
Le podium 2017 (2017 = circuit utilisé pour le GP de Malaisie)
P
N°
Pilote
Châssis-Moteur
Pneu
Temps
Moyenne
1
33.
Max Verstappen
Red Bull RB13-TAG Heuer
Pirelli
1h30'01"290
206,889 km/h
2
44.
Lewis Hamilton
Mercedes F1 W08
Pirelli
+ 0'12"770
206,401 km/h
3
3.
Daniel Ricciardo
Red Bull RB13-TAG Heuer
Pirelli
+ 0'22"519
206,030 km/h
Le déroulement
A-
A
A+
Max Verstappen avait fait une affaire personnelle de ne pas terminer "fanny" en 2026, année d'une révolution technologique qui l'aura laissé au mieux sur sa faim depuis le printemps. Mais voilà le Néerlandais de retour au sommet, au moins temporairement, après sa victoire autoritaire, à l'issue du GP de Bahreïn, disputé en Malaisie. Sans victoire depuis le début de saison, le Néerlandais a triomphé à l'issue du chaos à Sepang, où la course aura pris une heure et demie pour débuter, d'abord en raison des pluies diluviennes puis des soucis d'ordres plus technologiques qui auront ajouté du sel au débat de la révolution en cours en Formule 1.
Un début de course ubuesque et chaotique, où les organisateurs auront brillé par leur mutisme et leur immobilisme, qui n'arrangera peut-être pas l'esprit du vainqueur du jour. Abonné à une moue au mieux dubitative, sarcastique résigné depuis des mois qui lui paraissent sans doute plus longs que pour d'autres, "Mad Max" a toutefois retrouvé le sourire avec ses bras levés, libérateurs, après cette première victoire en 2026, la première depuis que Red Bull produit elle-même son unité moteur.
"Tout le travail se concrétise peu à peu, c'est un moment incroyable pour l'équipe", s'est réjoui le patron français de l'écurie Laurent Mekies, saluant au passage un Verstappen "intouchable tout le week-end". Car c'est bien l'impression que renvoyait le Néerlandais, convoquant des souvenirs d'une domination finalement pas si lointaine.
Parti en pole position, le pilote Red Bull a pourtant manqué son départ, sauté par les deux Mercedes avant de construire patiemment son retour gagnant, acté par une relance maline derrière Kimi Antonelli au 13e tour. La fusée batave s'est ensuite envolée, comptant jusqu'à dix secondes d'avance, avant d'être seulement menacé par la voiture de sécurité, qui aura mécaniquement rapproché Antonelli de sa Red Bull. Mais Verstappen a encore résisté, sans trembler, et l'Italien se contentera non sans mal de la deuxième place, d'autant que son coéquipier et rival au Championnat du monde George Russell, vainqueur à Bakou mais toujours abonné à la scoumoune, a été contraint à l'abandon à cinq tours de l'arrivée.
Sur le podium en Azerbaïdjan samedi dernier, Isack Hadjar se voyait offrir un deuxième podium d'affilée sur un plateau, mais le Francilien n'avait finalement pas le rythme, incapable de résister au retour des Ferrari dans les trois derniers tours. "C'est catastrophique, on était lent tout le long, on avait aucun rythme, c'était nul", a déploré le pilote Red Bull à l'arrivée, 5e derrière Lewis Hamilton et Charles Leclerc.
Troisième et de retour sur la boîte, Hamilton signe un podium miraculeux, lui qui était 18e après un début de course chaotique pour Ferrari. "Je me voyais à une minute sur les écrans, je pensais que la course était terminée", a admis le Britannique après sa folle remontée jusqu'au podium, après avoir persisté avec les gommes tendres pour remonter le pack et provoquer un enthousiasme unanime autour du tracé de Sepang, que le paddock de la F1 n'avait plus visité depuis 2017.
Une année où Verstappen s'était imposé, remportant alors sa deuxième en course en carrière devant... Hamilton. Près d'une décennie a passé et les deux hommes sont de retour sur la boîte en Malaisie, riches d'innombrables victoires supplémentaires et de titres de Champions du monde. Des exemples de résilience, à l'image aussi de Fernando Alonso, de retour dans les points (8e) pour fêter sa récente prolongation, à 45 ans désormais.
Des points que n'a pas réussi à retrouver Esteban Ocon, une semaine après l'embellie de Bakou. Officiellement sans volant pour l'année prochaine, le Normand de chez Haas, dans le Top 10 en début de course, a finalement reculé à mesure que la course se défilait pour conclure son long dimanche à une anonyme 15e place, juste devant son voisin Pierre Gasly (16e), à l'issue d'un nouveau week-end galère pour Alpine, quelques jours après le psychodrame de Bakou, où Franco Colapinto (12e ce dimanche) avait fracassé les ambitions de l'écurie franco-britannique dans le décor.
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