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Conditions atmosphériques: ciel ensoleillé. 30°C dans l'air, 50°C sur la piste et 28% d'humidité.
Affluence: environ 124 870 spectateurs le dimanche (301 273 sur les trois jours).
Le Grand Prix
Nouveau Grand Prix.
Éditions disputées à ce jour: 55 (2 à Pedrables, 9 à Jarama, 4 à Montjuïc Park, 5 à Jerez de la Frontera
et 35 à Barcelone).
Heure de départ: 15h.
Distance: 4,657 km x 66 tours, soit 307,236 km au total.
Décalage entre les lignes de départ et d'arrivée: -126 m.
Les records (2023 et 2024 = circuit utilisé pour le GP d'Espagne)
Pole position
Meilleur tour
1'11"383 (moy. 234,863 km/h) par Lando Norris (McLaren MCL38-Mercedes) en 2024.
1'15"743 (moy. 221,343 km/h) par Oscar Piastri (McLaren MCL39-Mercedes) en 2025.
Le podium 2025 (2025 = circuit utilisé pour le GP d'Espagne)
P
N°
Pilote
Châssis-Moteur
Pneu
Temps
Moyenne
1
81.
Oscar Piastri
McLaren MCL39-Mercedes
Pirelli
1h32'57"375
198,310 km/h
2
4.
Lando Norris
McLaren MCL39-Mercedes
Pirelli
+ 0'02"471
198,222 km/h
3
16.
Charles Leclerc
Ferrari SF-25
Pirelli
+ 0'10"455
197,939 km/h
Les faits de course
A-
A
A+
Le grand jour en rouge est arrivé pour Lewis Hamilton. Près de deux ans après sa dernière victoire, avec Mercedes lors du GP de Belgique 2024, le septuple Champion du monde a renoué avec le succès en s'offrant dimanche le Grand Prix de Barcelone-Catalogne. La fin d'une longue traversée du désert, de quelque 686 jours pour l'homme aux désormais 106 victoires en carrière.
"Grazzie a tutti", s'est ému, d'abord en Italien, le Britannique auprès de sa radio après sa toute première victoire avec la Scuderia Ferrari. Un grand moment d'émotion pour le pilote comme pour l'écurie, qui n'avait plus gagné non plus depuis 2024 (GP du Mexique). "On a eu des moments difficiles depuis mon arrivée l'an dernier mais on a continué à travailler avec Fred (Vasseur) et toute l'équipe, les fans aussi, c'est fabuleux", a salué Sir Lewis à l'arrivée.
Il suffisait de voir l'émotion communicative, des tifosi à ses adversaires, pour saisir la portée de premier triomphe en rouge pour l'ancien de Mercedes, qui a plongé dans les bras de Fred Vasseur, le patron de Ferrari dont il est historiquement proche. Une consécration enfin, pour ce pari fou de passer des Flèches d'Argent à l'écurie au Cheval Cabré, avec laquelle il n'avait signé aucun podium l'an passé. Mais la chance commençait à tourner, en témoignent ses deux derniers podiums au Canada puis à Monaco, avant donc son triomphe à Barcelone. "Le début de beaucoup d'autres victoires", espère désormais celui qui comptait auparavant 21 victoires avec McLaren et 84 avec Mercedes.
Le Britannique, qui après avoir "grandi en voyant Ferrari gagner à la télévision", tient donc son moment de gloire en rouge après une course parfaite sur l'exigeant tracé de Barcelone. Parti en première ligne après une qualification déjà supersonique la veille, où il a bataillé avec George Russell, Hamilton a réussi à mettre fin à la domination de Mercedes grâce à un savant mélange de stratégie et de pilotage. Sur l'une des courses les plus chaudes du calendrier, où les pilotes sont invités à s'arrêter deux voire trois fois, ses ingénieurs ont opté pour la seconde option, le Britannique étant l'un des premiers à s'arrêter pour partir sur une stratégie donc à trois arrêts.
D'abord métronomique avec un premier train de gommes dures, le futur vainqueur, reconnu pour son expertise dans la gestion des gommes, a renouvelé l'expérience avec un arrêt anticipé pour garder l'avantage tactique sur Russell et Kimi Antonelli, les deux Mercedes bataillant derrière lui. Et c'est un coup de pouce du destin venu de l'autre vétéran du plateau, Fernando Alonso (Aston Martin), à l'arrêt après un souci technique, qui a rendu service au Britannique. Ce dernier a profité d'une voiture de sécurité virtuelle pour effectuer un arrêt éclair pour repartir juste devant les Mercedes, puisque c'est toute une équipe qui était au diapason ce dimanche en Catalogne. "Bon travail les gars", avait immédiatement salué le pilote avant d'enquiller les meilleurs tours en course pour s'envoler, avec une vingtaine de secondes sur Russell à l'arrivée.
Un gouffre et une première gifle pour Mercedes, qui dominait sans partage le plateau depuis le début de saison. Une première claque et une mauvaise opération après l'abandon en fin de course d'Antonelli, le leader du Championnat du monde, en raison de sa fiabilité. Un premier coup d'arrêt pour l'Italien, qui restait sur cinq victoires de suite après son triomphe à Monaco, et qui voit Hamilton revenir à 41 longueurs au championnat.
Dépassé par son jeune coéquipier dans le final, Russell limite finalement la casse pour sa 100e avec Mercedes avec les points de la deuxième place, lui qui a fini devant un Lando Norris retrouvé au volant de sa McLaren pour un premier podium 100% britannique depuis 1968.
Côté Français, Isack Hadjar a rattrapé son départ raté (de 6e à 14e après le premier virage) en signant, toujours offensif, une belle sixième place devant Pierre Gasly (7e), à nouveau dans les points après au lendemain d'une qualification douloureuse et une nouvelle réussite pour Alpine avec la 8e place pour l'autre pilote, Franco Colapinto.
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