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Conditions atmosphériques: ciel ensoleillé. 33°C dans l'air, 52°C sur la piste et 37% d'humidité.
Affluence: environ 403 666 spectateurs sur les trois jours.
Le Grand Prix
Année de création du Grand Prix: 1950.
Éditions disputées à ce jour: 76 (75 à Monza et 1 à Imola).
Heure de départ: 15h.
Distance: 5,793 km x 53 tours, soit 306,720 km au total.
Décalage entre les lignes de départ et d'arrivée: -309 m.
Les records
Pole position
Meilleur tour
1'18"792 (moy. 264,682 km/h) par Max Verstappen (Red Bull RB21-Honda RBPT) en 2025.
1'20"901 (moy. 257,782 km/h) par Lando Norris (McLaren MCL39-Mercedes) en 2025.
Le podium 2025
P
N°
Pilote
Châssis-Moteur
Pneu
Temps
Moyenne
1
1.
Max Verstappen
Red Bull RB21-Honda RBPT
Pirelli
1h13'24"325
250,706 km/h
2
4.
Lando Norris
McLaren MCL39-Mercedes
Pirelli
+ 0'19"207
249,618 km/h
3
81.
Oscar Piastri
McLaren MCL39-Mercedes
Pirelli
+ 0'21"351
249,497 km/h
Les faits de course
A-
A
A+
La folle saison de Kimi Antonelli a connu un nouveau chapitre doré dimanche, avec sa septième victoire de la saison, à l'occasion du GP d'Italie. Une des plus belles certainement, en témoigne sa vive émotion à l'arrivée, puisqu'elle le sacre pour la première fois sur ses terres, à Monza, et qu'elle se conjugue à une folle remontée de la 19e place à la victoire devant son coéquipier George Russell, de nouveau distancé au Championnat du monde, à 66 unités.
Longtemps en tête, après avoir rapidement soufflé le poleman Pierre Gasly à l'avant, Russell a fait du Russell, enquillant les tours sans fauter, mais le Britannique a fini par être rattrapé par l'usure de ses pneus, chaussés trop prématurément, en début de course, au restart consécutif au violent accident de Charles Leclerc, sorti de route au même endroit qu'en 2020, dans le premier temps fort de la journée en Lombardie. S'en est suivie une bataille entre Russell et Max Verstappen, de retour dans le coup après son crash à la maison à Zandvoort, tandis qu'Antonelli avalait sans ciller tous ses devanciers.
Parti en fond de grille en raison d'une pénalité pour avoir changé son unité moteur, l'Italien a grappillé méthodiquement mais surtout rapidement, avant de s'y reprendre à deux fois pour se jouer de son coéquipier dans le final, avec des pneus nettement plus frais. "C'est incroyable, jamais je n'aurais imaginé gagner aujourd'hui, c'est exceptionnel", a réagi le vainqueur du jour en saluant la foule. "C'était un peu effrayant à la fin, car j'ai failli tout perdre en tirant trop large. J'ai pensé perdre toute chance de remporter la course mais j'ai fini par le faire. À la deuxième relance, j'étais déjà remonté et je savais que j'aurais une chance pour la victoire. J'y ai cru jusqu'au bout, George a un peu souffert de ses pneumatiques et j'ai pu améliorer mon rythme."
Jamais un pilote parti au-delà de la 11e place ne s'était imposé à Monza, jamais un Italien ne s'y était imposé depuis 1966. Kimi Antonelli continue de dépoussiérer l'histoire à grands coups de balai, fougueux et intrépide, mais plus que jamais leader du championnat et dans le cœur des tifosi italiens, dont la légendaire transhumance de Monza a été plus précipitée et vive que d'ordinaire, même si Ferrari n'était pas à l'honneur ce dimanche. Quatrième italien à s'imposer dans le "temple de la vitesse", Antonelli y a décroché sa "plus belle victoire en carrière" pour assommer un peu plus la concurrence.
Car au-delà de Russell, Lewis Hamilton, troisième du classement des pilotes, a été relégué à 76 unités après une relativement anonyme 6e place. 4e sur la grille, le Britannique de Ferrari a été poussé hors des limites par son partenaire Leclerc au départ, un geste qui n'arrangera pas les relations entre les deux hommes et qui a surtout éteint trop rapidement les espoirs de Ferrari à la maison. Le Britannique a été condamné à évoluer hors du Top 5, derrière des McLaren déterminées à défendre de précieux points.
Derrière Hamilton, Pierre Gasly a terminé 7e, presque à sa place, en "best of the rest". Au lendemain de sa première pole position en carrière, le Normand, qui rêvait de refaire le coup de 2020, où il avait signé à Monza sa seule et unique victoire en F1 il y a six ans jour pour jour, ne pouvait finalement pas espérer beaucoup mieux. "On a fait quelque chose de magique hier et on se prenait forcément à rêver, mais on est revenu à la réalité", a convenu le pilote Alpine au micro de 'Canal+', après sa neuvième arrivé dans les points de la saison, conjuguée à la 9e place de son coéquipier Franco Colapinto. Autant de confirmations du retour en forme des Alpine avant que tout le paddock ne découvre le tracé de Madrid, pour la 14e manche de la saison dans une semaine.
Plus loin, l'unique autre Français de la grille (Isack Hadjar était de nouveau forfait), Esteban Ocon a encore navigué dans le fond de la course, à une anonyme 16e place qui n'arrange pas sa situation aux deux tiers de sa potentielle dernière saison.
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